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Il vend une arme à son ami avec l’espoir que ce dernier va lui payer son dû. Les événements ont finalement pris une tournure dramatique.

En pleine nuit, NK, un jeune apprenti chauffeur a tiré à bout portant sur celui que certains ont qualifié comme son meilleur ami. Une fois son forfait accompli, l’assassin s’est enfuit dans l’espoir d’échapper à la justice afin que son crime reste impuni.

Mais malheureusement pour lui, il n’avait pas compté avec la perspicacité des policiers de Kalabancoro-Koulouba, où les faits se sont passés.

Peu de temps après les faits, un anonymat a contacté les policiers dudit quartier pour les informer qu’un individu a tué un habitant par balle, dans l’enceinte de l’école publique de Tiébani. Aussitôt informé du drame, sur instruction du commissaire divisionnaire Amara Doumbia, le capitaine Aboubacar Traoré a réuni ses éléments pour rallier l’endroit où le drame a eu lieu. Une fois sur place, ils ont constaté la réalité des faits, puis ont ouvert une enquête afin de mettre la main sur le/ou les auteurs de cet acte ignoble.

Bien avant l’arrivée des policiers de la Brigade de recherche, une équipe de la protection civile était déjà présente sur les lieux du crime. Ce sont les sapeurs pompiers qui ont d’ailleurs orienté les policiers vers le corps de la victime gisant dans une flaque de sang, et portant une blessure ouverte au niveau de l’abdomen. Puis, l’arme du crime était placée à côté du corps de celui qui a été identifié plus tard comme un certain MS, également apprenti chauffeur comme son présumé bourreau.

Sur la base de la pièce à conviction qu’ils ont retrouvé à côté du corps de la victime, les policiers ont recoupé les informations qui les ont finalement conduit sur les traces de NK. Dès lors, celui-ci a été suspecté comme étant l’auteur présumé de cet acte crapuleux.

Il se trouve que dès les premières heures, après son forfait, NK avait pris la fuite. Ainsi, les enquêtes policières ont permis de comprendre qu’au cours de cette fuite, il s’était refugié à Kourémalé, localité frontalière avec la Guinée.

La cavale du suspect aurait duré un long mois avant que les limiers ne le localisent pour enfin le coincer et l’interpeller. Conduit dans les locaux des policiers pour y être auditionné, il a sans ambages reconnu les faits.

Au cours de son interrogatoire, il a reconnu les faits. S’expliquant sur les motifs du crime, il a avoué que c’est à cause d’une histoire de dette non payée qu’il l’a tué. De ces explications, il ressort que sa victime lui devait une somme de 6.000 Fcfa qu’il lui avait prêtée depuis un moment. Et à chaque fois qu’il lui réclamait son argent, son ami le faisait tourner en rond.

Curieusement, le jour des faits, c’est la victime elle- même qui a amené une arme pour que son bourreau l’aide à l’écouler sur le marché noir. Sur place, les deux ont conclu le marché. Le marchandage s’est bien passé et NK a payé l‘arme en question sur place.

Maintenant, il restait à la victime de lui payer ses 6. 000 Fcfa de dette qu’elle lui avait contractée depuis. Une fois encore, le créancier aurait fait la sourde oreille en refusant de payer à son futur bourreau ce qu’il lui devait. Face à son refus, les affaires ont commencé à se gâter entre eux dans l’enceinte de l’école publique du quartier où ils s’étaient donnés rendez-vous pour la circonstance.

Les esprits se sont chauffés et les deux se sont lancés dans une chaude discussion au cours de laquelle le fusil se serait déclenché de lui-même entraînant ainsi la mort par balle du jeune homme.

Malgré ses dénégations sur la préméditation de son acte, N.K a été mis à la disposition du tribunal de la Commune V du District de Bamako aux fins de droit et placé sous mandat de dépôt pour « assassinat ».


Yaya DIAKITÉ

Source: L’Essor