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Ces actes répréhensibles par les dispositions des articles 226, 252 et 257 du Code pénal peuvent donner lieu à des peines criminelles. Ces faits dont le jeune homme de la vingtaine d’années s’est rendu lui-même coupable, se sont passés courant 2019, à Yanfolila. Il est accusé de s’être introduit dans le domicile de la dame Sana Mallé pour lui voler des objets et ensuite abuser d’elle.

Comme à ses habitudes, la victime avait pris son bain et se reposait dans son salon. Soudainement, Issa Diarra muni d’une daba fit irruption dans la maison de la jeune dame pour lui voler des objets. La victime est réveillée par les bruits, mais Issa la menace de mort puis l‘oblige à entretenir des relations sexuels avec lui.

Ainsi, après avoir satisfait sa libido, Issa  prend le téléphone portable de marque ‘’Tecno L9 plus’’ de sa victime, puis disparaît sans laisser de traces. Quelques temps après, précisément le 5 janvier 2020, il est appréhendé et conduit à la Brigade territoriale de gendarmerie de Yanfolila. Cette structure ouvre une enquête qui débouche sur l’interpellation puis l’arrestation du mis en cause pour viol et vol.

Aussi bien à la barre que devant le magistrat instructeur, Issa n’a pas varié dans ses déclarations. à l’audience, c’est un accusé calme d’un air timide qui s’est présenté vêtu d’un t-shirt noir sur un Jean bleu pour répondre par « Awo à kaira », (littéralement oui, c’est vrai je l’ai fait ) aux questions des membres de la Cour. « Je reconnais les faits. J’étais parti pour voler et comme elle était mal habillée, j’ai profité pour abuser d’elle », a dit sans ambages l’accusé.

Il a reconnu les faits reprochés à lui en admettant avoir agi sous l’effet d’un excitant dénommé « Tanko ». Il a expliqué avoir consommé ce médicament après avoir bu le thé servi par un ami. S’il faut le croire, cet ami l’aurait drogué à son insu. Ce qui l’aurait mis dans un état second et a fait qu’il n’a pas pu s’empêcher d’abuser sexuellement de la bonne dame. Les faits reconnus, il lui restait à donner sa version des faits.

« Ce jour-là, j’étais sous l’effet du comprimé Tanko. De la gare, je me suis dirigé au domicile de Sanata dans l’intention de la voler. J’ai pris une daba sur place et je suis entré dans le salon et tenté de dérober son téléphone, mais elle s’est réveillée. Je l’ai menacée avec la daba. Comme elle était mal habillée, il m’est venu l’intention d’entretenir des relations sexuelles avec elle et je suis passé alors à l’acte. En sortant, j’ai pris avec moi son portable », a déclaré l’accusé.

La cause était entendue pour lui. Présente au procès, la victime Sanata, son enfant au dos, a témoigné. « Il était 16 h ce jour-là, j’étais seule à la maison, il m’a menacé avec un objet contondant avant d’abuser de moi à plusieurs reprises. Il a été appréhendé quelques jours après les faits par un berger. », s’est exprimée la victime d’une voix emprunte de tristesse.

Le parquet dans son rôle de défenseur de la société a chargé l’accusé des faits. Pour lui, les faits pour lesquels, il comparaît ne souffrent d’aucun doute. « Les faits de viol et de vol sont constants et ils ont été reconnus dans leur entièreté », a-t-il indiqué avant de requérir de le maintenir dans les liens des accusations.

La défense a orienté sa plaidoirie sur l’obtention de circonstances atténuantes pour son client qui dit-elle, n’a nié à aucun moment les faits. Selon elle, son client les a facilités la tâche en disant la vérité et en reconnaissant les faits. C’est pourquoi, il a fait sien du dicton, selon lequel « une faute avouée est à moitié pardonnée ».

Après délibération, la Cour a reconnu Issa coupable des faits et l’a condamné à 5 ans de prison.

Source: L’Essor