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Le commissaire principal de police, Koniba Tiéla, chargé du 1er arrondissement de Sikasso a récemment initié une vaste opération de police dans la cité des Tata. Elle a permis de mettre la main sur un bandit de grand chemin qui écumait la localité et ses environs depuis un bon moment. Par la même occasion, les limiers ont saisi une dizaine d’engins à deux roues et d’autres objets plus ou moins valeureux.

à l’origine de cette opération policière d’envergure, les renseignements d’un citoyen lambda. Celui-ci avait perdu son engin peu de temps avant. Comme par hasard, ce jour là, il venait d’apercevoir sa propre moto avec un inconnu dans la rue. Après un moment de doute, il a décidé de se rendre au commissariat de police pour lever tout équivoque sur cette situation qui le tracassait. Dans sa dénonciation, le plaignant a pris les soins de donner des détails sur l’endroit précis où il a aperçu son bien avec l’inconnu en question. C’était suffisant pour que le commissaire Tiéla donne des instructions à ses éléments de la Brigade de recherches (BR), conduite par le capitaine de police, Amadou Diabaté, pour tirer cette histoire au clair.

Quelques instants plus tard, il en sera ainsi. Les policiers ont interpelé un suspect pour le conduire dans leurs locaux pour une audition sommaire. Identifié comme BD, celui-ci n’a pas fait de détour pour reconnaître les faits pour lesquels il est suspecté.

La perquisition qui s’en est suivie a été, on ne peut plus fructueuse. Elle a permis aux éléments de BR de mettre la main sur huit autres motos neuves. En plus, les limiers ont mis la main sur de nombreux autres objets tous compromettants les uns que les autres : des rétroviseurs d’engin à deux roues, une machette, une scie, des lames-de-scie, un cadenas usé. à ces objets, s’ajoutent une souche de factures d’achat, un cachet, un encreur etc.

Avec çà, les preuves semblaient suffisantes pour que BD soit remis entre les mains de la justice aux fins de droit.
C’est l’occasion pour les autorités en charge de la sécurité des personnes et de leurs biens dans la ville de saluer et encourager la population pour sa collaboration.

Yaya DIAKITÉ

L’ORPAILLEUR RETROUVE L’AIR LIBRE

Suspecté de meurtre commis courant 2018, OD a comparu devant les juges de la Cour d’assises pour y être jugé conformément à la loi. Orpailleur de profession, OD travaillait sur un site d’orpaillage à Niaouleni, (Kangaba). Là, il exploite un puits aurifère avec d’autres personnes. Pour éviter des cas de vol dans le puits commun, sa stratégie consistait à y verser de l’essence dont l’odeur peut être extrêmement gênant pour la respiration d’éventuels voleurs une fois au fond du puits.
Ce jour là en son absence, SK, un de ses compagnons exploitants a profité de son absence pour descendre dans le puits concerné. Quelques temps plus tôt, OD avait arrosé l’intérieur de la mine d’essence. Ignorant cela, SK est y est descendu avec l’intention d’exploiter solitairement. Malheureusement, l’air y était quasiment irrespirable à cause de l’odeur du fuel. SK n’aura pas le temps de travailler. Il a immédiatement suffoqué et, faute d’oxygène, il est mort dans le puits commun. Le lendemain, son corps est découvert au fond du trou, et remonté par les autres collègues.

Saisis, les gendarmes se sont chargés de la suite. D’où l’inculpation de OD pour l’infraction criminelle citée plus haut. Aux gendarmes, il reconnaît avoir effectivement arrosé le puits d’essence. Ces derniers ont été, on ne peut plus clair avec lui en le faisant comprendre que c’est cela qui était la cause de la mort de son collègue SK.
à la barre, l’inculpé a rejeté toute responsabilité dans la mort de son collègue. Mais il n’a pas changé de langage pour le fait d’avoir versé de l’essence dans le puits sensé contenir du métal jaune.

Dans la foulée, le suspect a détaillé les menaces dont il a été victime de la part d’un trio dont le malheureux SK. Selon lui, dans la nuit des faits, aux environs de 1 h du matin, ce dernier accompagné de deux autres, se sont présentés chez lui avec la ferme volonté de l’obliger à les laisser exploiter le puits. Face à son refus, ils l’auraient ligoté avant de se diriger vers le puits pour l’exploiter. Mais avant, il y avait versé de l’essence. Lorsqu’ils y sont descendus à trois, les deux autres ont pu sortir, c’est le malheureux SK qui n’a pas survécu.

Après avoir fait revivre la scène dans sa réquisition, le parquet a estimé que le suspect n’a pas fait exprès de tuer SK. « Il ne l’a pas fait sciemment », a- dit le magistrat qui a requis de requalifier les faits en homicide involontaire conformément à l’article 203.
La défense a quasiment abondé dans le même sens. Mieux, il a clairement fait savoir l’innocence de son client. « C’était juste dans le dessein d’empêcher des voleurs de voler ses minerais », a-t-il résumé, ajoutant que le suspect ne devrait même pas être gardé en prison jusqu’à cette date. La plaidoirie du conseil semble avoir porté fruits. Son client a été reconnu non coupable des faits de meurtre et la Cour l’a acquitté.

Y. D

Koutiala : DES CAMBRIOLEURS SOUS LES VERROUS

C’était au tour des hommes du commissaire principal Yamadou Goumane, chef de la police de Koutiala de mettre deux brigands hors d’état de nuire. C’est le fruit d’une étroite collaboration avec la population locale, selon nos sources.
C’était le 24 novembre dernier. Ce jour-là, M.T, un jeune entrepreneur de la cité du l’Or blanc est passé dans l’agence d’une banque de la place pour une opération de retrait. Apparemment, tout s’est bien passé au guichet, où il a fait un retrait de la somme de 9,2 millions de FCFA. Très vite, l’entrepreneur a rejoint son véhicule garé à quelques mètres de l’établissement bancaire. Là, il dépose dans un coin de la voiture les neuf millions et met les deux cent mille francs dans sa poche. Puis, à grands pas, il se dirige vers une rue adjacente pour, semble-t-il, rendre visite à une de ses sœurs qui y habite.

Apparemment, les deux inconnus le suivaient discrètement sans qu’il ne le sache. Une fois qu’il s’est éloigné de sa voiture, ils sont venus à motos pour se garer à côté de la voiture. Sans perdre de temps, ils ont brisé la vitre du véhicule pour prendre les 9 millions en espèces. Puis, ils ont redémarré leur moto Djakarta et disparaître en trombe. Quelques instants après, l’homme se présente devant sa voiture avec l’intention de poursuivre son chemin. C’est en ce moment là qu’il a été informé du vol de son argent par des enfants qui avaient suivi toute la scène à son absence.

Aussitôt, la victime s’est présentée au commissariat de police pour faire sa déclaration. La BR a pris les choses en main avant d’être épaulée par les populations pour retrouver les inconnus fugitifs. De fil en aiguille, les policiers se sont retrouvés dans l’enceinte du Stade omnisport « Sidiki Ouatara » de Koutiala où les malfrats s’étaient refugiés avec leur butin en attendant que l’orage passe Mais ils ont été surpris par les limiers sur place. Lorsqu’ils ont compris avec qui ils avaient à faire, ils ont tenté de se défendre par des jets de cailloux. Mais cela ne durera que quelques minutes. Les éléments de la BR ont fini par prendre le dessus avant de maîtriser les deux malfrats sur place.

Entre temps, les voleurs avaient pu dissimuler leur butin. Teigneux, les policiers ont minutieusement fouillé les lieux avant de mettre la main sur l’argent dans sa cachette avec un manquant d’un million de francs CFA. Les bandits ont été conduits dans les locaux de la police où ils se sont expliqués sur la destination de la somme manquante. Ils ont été remis à la justice

Y. D

LE PÉDOPHILE ÉCOPE DE 5 ANS

Contrairement à OD, l’accusé qui l’a suivi à la barre, YT a lui écopé de cinq ans de prison pour des faits de viol qu’il aurait commis sur une fillette âgée d’à peine 14 ans au moment des faits en 2017.
Ce jour là, YT et sa future victime ont rendu visite à un parent malade dans un hôpital de la place. Sur le chemin du retour, à la nuit tombée, le jeune homme aurait bifurqué pour se retrouver avec sa victime sur la berge, au niveau du 3è Pont de Bamako. C’est là où il a abusé de celle qui a été identifiée plus tard comme étant sa belle fille. Ensuite, il l’a menacée de faire bouche cousue sur ce qui s’était passé entre eux. Mais, une fois à la maison, la petite fille n’a pas pu se taire. Elle a tout raconté à ses parents. La police a été saisie et YT s’est retrouvé devant les jurés de la Cour d’assises.

Face aux juges, l’inculpé a reconnu les faits. Mais comme toute explication, il a dit ignorer ce qui l’a poussé à agir de la sorte, avant de manifester son profond regret. Présente à l’audience, son épouse, (mère de la victime) est passée à la barre pour demander à la Cour d’abandonner les poursuites contre son mari. A ces mots de la femme, l’assistance était ébahie. Pour le ministère public, « nous sommes face à une ignominie ». Le magistrat est revenu sur les faits qui selon lui sont constants et l’analyse médicale en atteste à suffisance.

C’est pourquoi, le parquet a requis de le maintenir dans les liens de l’accusation sans lui accorder de circonstances atténuantes. La défense n’était pas de cet avis. Elle a plaidé coupable en sollicitant la Cour de tenir compte des liens sociaux, et de condamner son client à une peine minime.
Reconnu coupable avec le bénéfice des circonstances atténuantes, le parquet a requis de le condamner à 5 ans de prison. La défense s’est réjouie des circonstances atténuantes accordées à son client. Elle a plaidé pour une large circonstance atténuante. La Cour a tranché en condamnant l’homme à 5 ans de prison dont 3 déjà purgés.

Tamba CAMARA

Source: L’Essor