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Depuis l’avènement de la démocratie dans notre pays en 1991, la population malienne a pris conscience que ce système est gage de développement d’un pays. C’est pourquoi, une année plus tard, il a été organisé les premières élections démocratiques au Mali ; ce qui a permis à Alpha Oumar Konaré d’être le premier président démocartiquement élu. C’est lui qui a donné au peuple malien la jurisprudence de deux mandats successifs. D’ailleurs, ATT a un bon bilan qui milite en faveur de sa réélection.

En parlant du vote du 29 avril, tous les observateurs nationaux et internationaux ont confirmé, dans l’ensemble le bon déroulement du scrutin du dimanche malgré quelques irrégularités mineures qui ne peuvent entrainer l’annulation d’une élection. Et au lendemain du scrutin, c’est à dire le lundi 30 avril, nous avons écouté sur les antennes de Radio France Internationale (RFI), lors de l’émission “Média d’Afrique” que la communauté Internationale se dit très émue pour le déroulement transparent des élections dans notre pays. Faisons en sorte que ce respect démocratique malien reste toujours aux yeux de la communauté Internationale en acceptant tout simplement le score du vainqueur.. Notre pays est un pays de paix et faisons en sorte qu’il ne ressemble pas à d’autres pays en Afrique ravagés par les conflits électoraux.

En plus, la question suivante se pose: pourquoi les Maliens ont voté ATT et pourquoi pas les autres candidats? Plusieurs raisons expliquent cet état de fait.

Pourquoi les maliens ont voté ATT

Amadou Toumani Touré est un homme de paix. ATT a fait descendre le général Moussa Traoré du pouvoir sans un coup de tir ni effusion de sang. L’homme a ensuite accepté de gré, puisque les Maliens l’avaient démandé, de faire une année de transition pour pouvoir préparer une première élection démocratique. Une promesse qui a été tenue. Nous pensons d’ailleurs que c’est ce qui a permis à ATT d’être l’homme du peuple malien, car, il n’existe aucun pays en Afrique où les militaires sont arrivés au pouvoir pour ensuite le remettre volontairement aux civils sans en avoir abusé ou provoqué un conflit pour se maintenir.

Autres raisons du choix d’ATT, l’homme a su instaurer le consensus dans notre pays comme il en a déjà fait en 1996 en Angola. Sous son régime, l’école a connu la paix et il n’ y pas une année blanche comme au temps d’Alpha avec à la base Ibrahim Boubacar kéïta. Certes, les fils des pauvres maliens n’ont pas oublié les phrases de ce Monsieur à la télévision lorsqu’il était Premier ministre. Il disait en ces termes :“si vous refusez de travailler, nos enfants vont étudier ailleurs et viendront vous gouverner ici au Mali”.

En tenant ces propos, IBK voulaient clairement faier savoir que leurs enfants viendront commander ceux des pauvres, comme lui était entrain de commander leurs parents.A un certain niveau de responsabilité, il ya des propos qu’on ne tient pas. Car malgré que les Maliens soient pauvres, ils n’aiment pas qu’on se moque d’eux, car, ils sont fiers et dignes.

Le général ATT construit partout au Mali des routes, des ponts, des écoles. Le salaire des travailleurs aujourd’hui est acceptable comparativement au temps passé. La remise des tracteurs et les logements sociaux sont également autant de preuves qui démontrent l’amour du Mali du président ATT. Si les Maliens accordent à ATT un deuxième mandat, c’est pour lui permettre de poursuivre l’oeuvre ébauchée. En venant au pouvoir, il a expliqué qu’il vient continuer ce que Konaré a commencé. Le jour où il quittera, son successeur prendra le relais.


Pourquoi les autres candidats n’ont pas pu éviter le “takokelen”

De prime abord, les électeurs maliens ont été déçus par des hommes politiques à cause de leur mensonge, car, ils sont omnibulés par la défense de leur propre intérêt au détriment de l’intérêt général. Durant les cinq années passées, des partis étaient pratiquement inexistants. Or, un parti politique est une entité ou une association de personnes constituée en vue d’une action politique. Par ailleurs, un parti politique, quelles que soient son appartenance, sa couleur, sa capacité, son idéologie, s’il n’est pas au pouvoir, doit donner son point de vue sur la gestion de l’Etat.

Réellement, c’est ce qui a manqué aux partis sous le régime d’ATT. Les partis politiques et associations qui s’agitent doivent également savoir que les Maliens et les Maliennes sont fatigués d’entendre des beaux discours, car l’heure est aux actes, comme l’a fait ATT. Ce que les Maliens déplorent aussi, c’est le fait que tous les agitateurs, lors de leur campagne électorale, ne faisaient que critiquer ATT comme s’il n’avait pas de thème de campagne. Hélas, cela est une honte pour le grand Mali connu pour le respect de ses ancêtres. La campagne n’est pas une critique mais le savoir convaincre des électeurs à travers des projets pour le Mali.

La troisième raison est la plus importante, c’est à dire le fair-play.

Nous devons respecter le résultat des urnes

Les Maliens et les Maliennes doivent respecter le résultat du scrutin du 29 avril et cela pour l’intérêt général de toute la nation malienne. Nous ne devons pas nous laisser embobiner par les ambitions démesurées de certains, entretenues par la haine, ce qui peut causer des conflits et des troubles sociaux.

Regardons en Afrique, et nous ne devons jamais accepter que les fils d’une même nation s’entredéchirent à cause d’un soit-disant idéal politique, ce qui peut nous obliger souvent à s’efforcer désespérément dans les interminables reconciliations nationales. Nous sommes convaincus que personne n’a intérêt à ce que les élections générales nous conduisent à des crises politiques regrettables

Nous devons comprendre et craindre que les troubles et les conflits liés aux élections sont d’une extrême gravité et d’une complexité notoire dans la mesure où, ce sont des conflits qui opposent des groupes de personnes dont les actions sont imprévisibles et difficiles à contrôler. Ces conflits peuvent également causer des violences, des rupture des relations diplomatiques, des sanctions de la part de la communauté internationale, de coup d’Etat militaire et des guerres civiles.

Enfin, nous demandons à toutes et à tous de respecter les résultats, quelle que soit sa douleur, pour la sauvegarde de notre Mali de paix et démocratique.

Hady BARRY

04 mai 2007.