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Les écoles et commerces étaient ouverts mercredi à Harare, en dépit d’un appel à la grève générale lancé après une série de mouvements sociaux et de manifestations dirigés contre le président zimbabwéen, Robert Mugabe, a-t-on constaté. La police patrouillait les rues de la capitale après l’arrestation la veille du pasteur Evan Mawarire, un des fers de lance de ce mouvement de contestation citoyen très actif sur les réseaux sociaux. Ce dernier a été inculpé mardi pour incitation à la violence et doit comparaître mercredi devant la justice.Les banques sont à cours de liquidités, tout comme le gouvernement. De nombreux fonctionnaires ont reçu leur salaire de juin seulement la semaine dernière. Le régime « s’est assuré d’avoir arrêté les personnes qui se font le plus entendre et qui sont les moins peureuses. C’est la raison pour laquelle la mobilisation n’est pas aussi forte que la semaine dernière », a estimé Onias Marongwa, employé dans un supermarché.(…) « L’appel à la grève est peu suivi car les grévistes la semaine dernière ont eu leur salaire amputé et ils craignent le pire s’ils sont perçus comme provocateurs », a-t-il ajouté.Mardi soir, le ministre de l’Intérieur, Ignatius Chombo, avait prévenu « les instigateurs de ces manifestations qu’ils tomberont sous le coup de la loi » et appelé « le public à cesser de participer à des manifestations illégales ». AFP.