Partager

Le Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (Fafpa) a célébré son 20eme anniversaire du 18 au 20 septembre au Parc national avec des journées portes ouvertes dénommées «Salon Millenium».

Placé sous la haute présidence du président de la République, le «Salon Millenium» a permis aux acteurs et parties prenantes, qui ont assisté et suivi l’évolution du Fafpa, d’établir le bilan et de dresser les perspectives d’évolution assorties de thérapies d’accompagnement. L’amélioration des mécanismes pour un financement commode de la structure figure parmi les recommandations du salon.

Le Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage est créé par la loi N°97-023 du 14 avril 1997, sous forme d’Établissement public à caractère administratif (EPA), doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière, et le Décret n°97-183/P-RM du 02 juin 1997, fixant ses modalités d’organisation et de fonctionnement.

Placé sous la tutelle du ministère en charge de l’Emploi et de la Formation professionnelle, le Fonds a pour mission essentielle de contribuer à la mise en œuvre de la Politique du gouvernement en matière de formation professionnelle. Vingt ans après, la direction a décidé de célébrer cet anniversaire pour redynamiser la structure en vue d’atteindre les objectifs fixés.

Dans son intervention, le directeur général du Fafpa, Mohamed Albachar Touré, a fait un rappel historique sur la naissance en passant par les difficultés de financement que rencontre le Fafpa depuis 2012. «À partir de 2012, des tensions régulières de trésorerie viennent ébranler la croissance régulière du joyau et la Transition Adulte s’annonce hélas difficile. Le préfinancement du Fonds par les usagers et les opérateurs des projets de formation éligible au financement du Fonds, suivi de leur remboursement, restait la seule alternative pour le Fonds de poursuivre ses activités et réaliser les objectifs assignés par ses conseils d’administration. Cela engendra un foisonnement de factures impayées et une frustration contenue des usagers et des opérateurs de formation, une cible pragmatique et généralement proactive, qui n’a pas de temps à perdre», a-t-il déclaré. Selon le DG, alertés par les divers canaux sur cet élan de fait, les services publics concernés et le département de tutelle mettront au point avec la direction générale des stratégies transitoires pour gérer la situation.
Malgré ces difficultés, le DG a annoncé que de sa création à nos jours, le Fafpa a pu mobiliser 12 milliards pour former plus de 60 000 personnes. Aux dires du directeur général, le salon vise à faire l’état des lieux en vue de donner une lisibilité au concept de secteur privé, moteur de la croissance économique, de la création, et du développement socio-économique durable. Selon lui, il s’agit également de mener un plaidoyer pour le développement des ressources humaines et la qualification de la main-d’œuvre ; la gouvernance en partenariat public-privé de la gestion et du financement de la formation professionnelle.

Ces trois jours de rencontres ont permis aux participants de faire des propositions allant dans le cadre de la redynamisation de la structure. Parmi ces recommandations, nous pouvons citer : la mise en place des mécanismes pour un financement commode au regard de la cible, pour servir une cible à transformer, à rendre plus compétitive en matière de croissance et de création d’emplois. Pour ce faire, les participants ont souhaité la révision du système de recouvrement existant, la mise en place des modes de gestion partenariale public-privé efficients et efficaces.

A.D

Du 27 Septembre 2017