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Au lendemain des résultats catastrophiques liés à l’examen et aux réclamations, il a été décidé d’organiser une deuxième session, qualifié de seconde chance par le ministre de l’enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique Amadou Touré. Pour cette 2e session, les enseignants avaient posé des conditions et le ministre s’est dit prêt à les satisfaire.

Mais aujourd’hui la FSJP est toujours dans l’impasse : les résultats sont catastrophiques, le ministre n’a pas honoré ses engagements. Alors quelles mesures pour solutionner le problème et démarrer effectivement avec la nouvelle année académique de la FSJP ?

Voilà la question qui est sur toutes les lèvres. Selon nos informations, les résultats sont prêts. Mais impossible de les afficher, tellement ils sont catastrophiques : moins que 200 admis sur l’ensemble. Les étudiants semblent informés du naufrage en vue. C’est pourquoi il n’est pas étonnant de constater des attroupements à la FSJP jusqu’à des heures tardives de la nuit. Bref ils sont en état d’alerte maximale. Pour rehausser le taux d’admission, le ministre des enseignements supérieur et de la recherche scientifique aurait demandé un repêchage.

Mais cela n’aurait pas plu aux professeurs qui estimeraient qu’il n’a pas à s’immiscer dans la gestion des examens. Et que le repêchage peut être décidé au moment de la délibération, autrement dit cela dépend du pouvoir discrétionnaire des professeurs. Mais ce qui est étonnant et paradoxal hormis l’aspect sécuritaire, le ministre n’a pas honoré ses engagements.

C’est-à-dire que les professeurs n’ont pas reçu un centime relatif à la surveillance, à la correction et aux travaux de Commission. Or le ministre s’était engagé à satisfaire toutes les doléances pour l’organisation de la deuxième session.

Pourtant les professeurs (en bons éducateurs) avaient pris des initiatives dès le début, ce qui a donné un taux d’admission assez élevé. Mais à la dernière minute, un jeune enseignant (fraîchement venu de l’extérieur) n’a pas apprécié l’attitude de ses collègues. Il a porté l’affaire devant le chef DER et le doyen. Ce qui a tout chamboulé et compliqué une fois de plus la situation à la FSJP.

Aux dernières nouvelles, nous apprenons que l’enseignant en question a été agressé le vendredi en plein jour par des inconnus. Après l’incendie de la maison du doyen, l’agression du chef DER, voilà, un autre professeur qui va désormais vivre en état d’insécurité.

Aujourd’hui, la clef de la situation de la FSJP se trouve entre les mains du ministre Amadou Touré, qui doit parler le même langage que les professeurs pour sauver l’année. Surtout quand on sait que le spectre de l’année blanche plane désormais sur la FSJP.


O. Roger Sissoko

21 Avril 2008