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Les étudiants ont lancé une grève de 48 heures pour le paiement de neuf mois d’arriéré de bourses.

Les étudiants de l’ex-ENA sont à bout du souffle. Ils réclament depuis le début de cette année scolaire 2004-2005, le paiement de leurs bourses.

Le ministre de l’Education Nationale est opposé à cette revendication. Parce que, estime-t-on au département, il y a des milliers de boursiers fictifs auxquels l’Etat paye inutilement des millions de F Cfa.

Le ministre de l’Education entend éclaircir cette situation en procédant à une vérification qui concernera tous les étudiants.

C’est justement, le temps pris par cette vérification qui a provoqué la colère des étudiants de la FSJE. Ils ont au cours d’une Assemblée générale décrété 48 heures de grèves.

Cette sortie fut accompagnée hier matin des attroupements devant l’établissement les étudiants ont brûlés des pneus sur la route bitumée.

Certains étudiants estiment ne pas comprendre les raisons d’un tel acharnement contre la FSJE. Ils expliquent qu’une simple vérification des étudiants réguliers ne peut expliquer le retard pris dans le paiement de leurs bourses.

Pour un étudiant qui a voulu garder l’anonymat, «même un mois de retard pour des étudiants dont plusieurs n’ont pas leurs parents à Bamako, c’est la catastrophe».

Et, poursuit-il, le ministre fait semblant d’ignorer cette réalité. D’autres étudiants, plus optimistes, pensent que la situation actuelle n’est que la résultante des conflits de notes qui ont opposé l’ex doyen Antoine Camara et le Rectorat.

Ce problème de notes demeurent d’ailleurs entier puisque présentement certains étudiants ne sont pas du tout d’accord avec les résultats affichés par le Rectorat.

En tout état de cause, l’école malienne est toujours malade et les maux qui la minent doivent avoir leur remède si les acteurs s’impliquent.

S’agissant du cas de la FSJE, les autorités doivent revoir leur position ou accélérer la vérification parce que une année scolaire sans bourse, ce n’est vraiment pas cultiver la paix au sein de l’école.

Idrissa Maïga

14 juin 2005