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‘’ Il y a des gens qui me trouvent vindicatif, compliqué et même trop sévère… d’autres personnes me comprennent et partagent les mêmes valeurs que moi. Ceux-ci ne sont pas très nombreux. Je peux quand même citer le professeur Soungalo de la médecine interne. De toutes les manières, il s’agit pour moi de poser des actes qui me permettent d’être en harmonie avec ma propre conscience. C’est pourquoi je me bats chaque jour que Dieu fait pour que tout le monde puisse avoir la même chance. Je suis également très attaché aux textes et règlements en vigueur.

Il a fallu plus de six mois auDoyen feu AnatolTounkara pour me convaincre d’accepter le poste de secrétaire principal de la faculté. Le jour où j’ai accepté la proposition, j’ai juré de travailler avec dignité et responsabilité, comme je l’ai toujours fait.Juste une semaine après ma nomination, un groupe de professeurs est venu me trouver dans mon bureau.

Ses collègues m’ont dit cela « chaque année nous avons un quota par professeur, nous comptons sur toi pour que cela puisse continuer ».Ne compter pas sur moi pour une telle injustice : telle est la réponse que je leur avais donné en son temps. Les membres de l’AEEM et le collectif des responsables de classes ont eu droit à la même réponse lorsqu’ils sont venus me voir. Ces premiers contacts m’ont permis de comprendre beaucoup de choses. Notamment que j’avais autour de moi des gens qui ont la meilleure façade du monde mais qui sont en réalité des pourritures. Dès lors, je me suis rendu compte que j’allais avoir des ennuis au cours de l’exercice de ma fonction de secrétaire principal.

Pour ce qui concerne le cas des étudiants admis après la proclamation des résultats, il convient de rappeler que la décision est inadmissible car elle viole la note de service N° 13 037/FAPH-FMOS en date du 13 mars 2013 qui portait à la connaissance des étudiants des premières années qu’il n’y aura pas de réclamation après délibérations de leurs résultats. Une note de service qui avait été affichée et distribuée bien avant les examens et qui découle des règles régissant les modalités de proclamation des résultats du numerus clausus en 1ère année. Donc, il n’était pas possible en aucune manière et cela conformément à la loi de faire passer en classe supérieure qui que se soit.

Le 29 mai dernier quand le recteur nous a convoqué par rapport à la situation, j’ai précisé que même au prétexte de la légitimité qu’il sera intenable de revenir sur le cas de 8 étudiants sur un ensemble de 2297 étudiants. J’ai également signalé que tout traitement de ces cas serait discriminatoire et constituerait un revers pour la respectabilité de l’autorité.Bien avant cela, une série de correspondance venant soit du ministère, soit du rectorat ou du décanat de la FMOS m’ont été soumis et m’exigeant de trouver coûte que coûte une formule pour revoir le cas des étudiants en question.

J’ai toujours répété à qui voulait l’entendre que conformément à l’article 11 du titre premier de notre constitution, je ne saurais faire outrage aux directives administratives écrites non abrogées. C’est ainsi qu’après des mois de tractation, j’ai décidé de rendre ma démission à qui de droit. Cela a été sans doute source de soulagement pour d’autres. Les uns et les autres étaient tellement pressés de me voir partir qu’ils ont même violé les textes pour anticiper mon départ. Je suis certes parti, mais je n’ai pas encore dit mon dernier mot. Je me battrais avec toute mon énergie pour que justice soit faite’’.

10 Octobre 2013