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Jadis considérée comme la meilleure structure universitaire du pays en termes de stabilité, de performance, de rigueur, de sérieux et même de convoitise auprès des étudiants étrangers ; l’ex faculté de médecine aujourd’hui université des sciences, des techniques et des technologies avec la scission de l’université de Bamako est en train de perdre d’année en année toute sa crédibilité. Et le comble de l’ironie, au vu et au su de tous les acteurs du système universitaire. Le fameux numerus clausus, jusque là infaillible, qui faisait de la structure un pôle d’excellence semble désormais être gangrené par la corruption, l’inégalité et le clientélisme. Quelle crédibilité aujourd’hui pour cette structure qui, à peine quelques années, faisait la fierté de notre pays ?

Dans notre dernière parution, nous publions un article dans lequel il était question d’attirer l’attention de l’opinion nationale sur le passage en classe supérieure on ne peut plus spectaculaire d’un certains nombre d’étudiants en la veille des examens de fin d’année. Laquelle situation avait soulevé de vives interrogations au sein de la faculté et mise en mal la crédibilité de ses responsables administratifs. Et si l’objectif de cet article au départ était de rendre tout simplement compte d’un fait ; il va sans dire que l’initiative est allée au delà des résultats escomptés.

En effet, derrière cette affaire louche de passage se cachent d’autres réalités dont la démission du Professeur IdyCissé de son poste de secrétaire principal suite à de nombreuses pressions. Aux termes de nos investigations sur l’affaire, nous avons pu découvrir d’autres informations prouvant de la manière la plus inéluctable la responsabilité des autorités universitaires dont celle de l’ancien ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique qui a son neveu sur la liste de ces ‘’super-étudiants’’ ayant bénéficié de cette admission spéciale et arbitraire.

Toujours selon nos sources, un professeur très influent de la faculté de médecine serait impliqué dans cette affaire car ayant sa nièce dans le lot. Notons que les étudiants concernés sont essentiellement de la première année.Il s’agit de HawaTapily, KorotoumouGoita, YahayaMamby Keita, Fatoumata. M Keita, FeupiLemouogue Winnie, Alex JoélKamgaoubo, Toussaint TamesseFongang et Mamadou Cissé. Parmi ces huit étudiants, cinq passent de la 1ère année en 2ème année, deux d’entre eux quittent la 2ème année pour la 1ère année et enfin une dernière passe de la 4ème en 5ème année.

Laquelle aurait bénéficié de l’influence d’un député de l’assemblée nationale et de la directrice générale d’une grande structure publique de la place. Approché par nos soins pour recueillir ses impressions, le doyen Ibrahim Maiga quiétait soupçonné d’avoir pris de l’argent a catégoriquement refusé de nous livrer sa version des faits. ‘’Je ne vais pas vous recevoir et vous n’avez qu’a écrire tout ce que vous voulez. Moi Ibrahim Maiga, je quitterais ma fonction de vice doyen la conscience tranquille’’, nous a-t-il balancé à la figure lors d’une tentative désespérée de rencontre dans l’enceinte de la faculté.

De cette affaire, il ressort un constat général : la faculté de médecine a perdu ses lettres de noblesse et est aujourd’hui plus pourrie qu’on ne puisse l’imaginer.

Le témoignage de l’ex secrétaire principalintitulé ‘’Faculté de Médecine : les révélations du professeur IdyCissé’’ ; le cas des professeurs coordinateurs de CES qui prennent de l’argent injustement avec les étudiants étrangers ; la mise à la disposition d’un fonds de recherche à l’ordre du nouveau secrétaire principal M. Diakité par le recteur AdamanDiaman Keita suite à la décision N°13-00214/USTTB-R/SG du 29/07/2013 pour une recherche qu’il n’a jamais fait selon nos sources ; le problème relative à l’université Kankou Moussa qui n’a toujours pas de décret de création ; la gestion clanique de l’université des sciences, des techniques et des technologies ; le manque de confiance entre les administrateurs et les administrés…voila autant de facteurs qui nous poussent à poser la question de savoir si la corruption, l’inégalité et le clientélisme n’ont-ils pas été érigés en règles dans cette faculté ? Affaire à suivre…

KANTAO Drissa

10 Octobre 2013