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Le développement du cercle de Bankass était au centre des débats dimanche dernier au Carrefour des jeunes. C’était à l’occasion du lancement des activités de 2010 de l’Association des élèves et étudiants du cercle de Bankass et sympathisants (AEEBS).

AEEBS a lancé le week-end dernier les activités de la 2e édition des journées de reboisement, de salubrité, de sensibilisation, de conférence débats, de solidarité, d’éducation, de culture et sport dans le cercle de Bankass. C’était en présence de nombreux cadres et élus du cercle dans une salle comble.

L’événement a été marqué par la tenue d’une conférence débats sur le « développement du cercle de Bankass : défi et perspectives« . Ousmane Sankaré, le premier conférencier, a présenté Bankass, les potentialités et les principaux défis entravant le développement du cercle.

Selon lui, le cercle de Bankass faisait partie de l’ancienne subdivision coloniale de Bandiagara. Il est devenu en 1960, à l’indépendance du Mali, le cercle de Bankass. Il couvre une superficie de 9504 km2 avec une population estimée à 257 039 habitants.

Il compte 7 arrondissements et 12 communes rurales et fait frontière avec les cercles de Djenné et Tominian au sud-ouest, le Burkina Faso au sud-est et le cercle de Koro à l’est. Ousmane Sankaré dira que Bankass regorge d’énormes potentialités dans tous les secteurs qui sont très mal exploités.

Sur le plan sanitaire, le conférencier dira que le cercle compte une quinzaine de CSCOM et un centre de santé de référence qui manquent de médicaments et de personnel qualifié. Il a déploré que le problème d’eau soit une réalité dans le cercle. M. Sankaré indiquera qu’il n’y a pas d’électricité à Bankass, ce qui freine le développement industriel du cercle.

Perspectives

Le conférencier a dénoncé que malgré l’extension du réseau téléphonique, certains villages du cercle comme Sokoura sont coupés de réseau. « Sur le plan du réseau routier, Bankass est largement en retard. Le grand défi du cercle est le désenclavement« , a dit M. Sankaré.

Bankass compte 122 premiers cycles, 15 seconds cycles, 13 medersas, un lycée et une école professionnelle. Outre l’insuffisance du personnel enseignant, ces infrastructures scolaires sont largement insuffisantes, à en croire M. Sankaré. Moumini Guindo, le second conférencier, dira que le premier défi du cercle de Bankass est l’éducation.

 » Je suis optimiste quant aux perspectives du cercle, car une prise de conscience des habitants de Bankass s’effectue de plus en plus. Je crois à l’évolution de Bankass dans les jours à venir« , a conclu Ousmane Sankaré.

 » Tous les défis sont connus. Il s’agit de s’impliquer, de voir les stratégies de mise en œuvre. Cette conférence débats montre qu’il y a une prise de conscience », a dit honorable Hamidou Konaté.
Hamidou Konaté, le directeur général de Jamana ajoutera que le plus important « c’est le travail, c’est de ne pas attendre les autres
« .
La conférence débats a été suivi d’une causerie débat entre les élèves et étudiants.


Sidiki Doumbia

15 Juin 2010