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L’Association des jeunes volontaires de l’APEJ (AJVA) a entamé le jeudi 15 octobre, une grève de la faim. L’objectif de cette grève est de sensibiliser l’opinion nationale et internationale sur l’injustice et l’exclusion dont les jeunes sont victimes.

En effet, après les multiples sollicitations et démarches infructueuses auprès des pouvoirs publics et face à leur indifférence au cri de cœur lancé par les jeunes volontaires concernant leur insertion comme des conventionnaires dans les services publics et parapublics de l’Etat, après plus de trois ans de stage.

Aucune proposition n’a été faite de la part de l’Etat, ce qui met les jeunes volontaires de l’APEJ face à une situation dans l’impasse. Il convient de noter justement qu’au moment où l’Etat s’apprête à les remercier, c’est ce même Etat qui vient de lancer son deuxième programme du volontariat.

Toutefois, les jeunes volontaires, convaincus, du sens noble de leur combat demandent le soutien de toutes les associations de jeunesse soucieuses du problème d’emploi, tous les syndicats du Mali et la communauté internationale de leur soutenir. Face à ce phénomène d’inégalité et d’injustice à leur égard et la mauvaise volonté de l’Etat devant l’emploi des jeunes.

Forts de leur esprit de citoyenneté et de conviction, les jeunes volontaires restent toujours mobilisés, pour une suite favorable. Selon leur président, Abidina Karembé, «compte tenu de tout ce qui précède et considérant la Constitution du 25 février 1992 consacrant le droit à l’emploi pour tous. Il serait déplorable, d’une part, d’abandonner ces jeunes dans la rue sans suite avec la somme des expériences acquises et d’autre part cela constituerait pour l’Etat un gâchis économiques».

En prélude à cette grève de la faim, l’AJVA a animé une conférence de presse, le mercredi 15 octobre, à la Bourse du travail. Dans le but d’informer la presse nationale et internationale sur leur situation et d’apporter des éclaircissements sur le cadre juridique de ce programme de volontariat.

Le président, Abidina Karembé a, sur ce point, affirmé que «nous et le gouvernement étions convenus qu’à la sortie des élections et à la fin de la troisième année, un délai de six mois nous est demandé pour permettre au nouveau gouvernement d’envisager notre insertion, hélas nous avons été piégés et trahis par l’Etat».

Bandiougou DIABATE

17 Octobre 2008