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Le capitaine Amadou Aya Sanogo, chef de la junte militaire au pouvoir au Mali depuis le 22 mars dernier, a pris l’engagement solennel au camp de Kati de rétablir la Constitution du 25 février 1992 ainsi que le retour de toutes les institutions républicaines à compter de dimanche.

Les membres du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat (CNRDRE) ont, par la voix du capitaine Amadou Aya Sanogo, pris l’engagement d’un retour à l’ordre d’avant « le mouvement insurrectionnel du 22 mars 2012″.

C’est à la suite du communiqué final du sommet extraordinaire de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et après consultation de Blaise Compaoré, président du Burkina Faso et médiateur de la Cédéao, que cette décision a été prise.

D’ailleurs, le président burkinabé était représenté par son ministre des Affaires étrangères Djibril Bassolé. « Une consultation avec toutes les forces vives du pays dans le cadre d’une convention nationale pour la mise en place d’organes de transition en vue de l’organisation d’élections apaisées, libres, ouvertes et démocratiques » auxquelles les membres de la junte ne participeront pas sera mise en place compte « tenu de la situation de crise multidimensionnelle que vit le pays ».

La première réaction à cette annonce est venue de Karl Flittner, ambassadeur d’Allemagne au Mali et présent sur les lieux. Selon lui, le capitaine Sanogo voudrait « remettre le plus vite possible les responsabilités à des civils ».

Kaourou Magassa

02 Avril 2012