Partager

Les membres de l’association Présence Buwa Niimi (un regroupement de l’ethnie bobo) étaient face à la presse le mercredi dernier pour pour donner leur point de vue sur la situation sécuritaire au nord Mali. C’est la Pyramide du souvenir qui a servi de cadre à cette conférence de presse.

Le président par intérim de l’association Présence Buwa Niimi, Raphael Diarra dans une déclaration remise à la presse a condamné avec la plus grande fermeté la déclaration unilatérale d’indépendance de la prétendue République de l’Azawad. Il a également dénoncé les assassinats et autres formes de violences contre les Maliens en particulier dans les régions de Gao, Tombouctou et Kidal.

Selon lui, ce soulèvement des bandits armés intervient au moment ou de nombreux investissements ont été faits dans les trois régions du nord.
 » Nombre de programmes spéciaux de développement ont été initiés et mis en œuvre. Des postes ministériels ont été régulièrement occupés par des touarègues au sein de tous les gouvernements de la Républiques, depuis une quarantaine d’années. De hautes fonctions administratives sont attribuées aux touarègues dans tous les secteurs. Et même l’agence de financement de la décentralisation est dirigée par un touareg. Que veut-on enfin ?  » s’interroge le conférencier. C’est partant de ce constat que les Buwa, à travers Niimi, ont réfuté toute idée de scission du territoire national ou de marginalisation des touaregs.

 » Les Bwa disent non à la scission d’une portion quelconque du pays, non à toute négociation pour toute revendication portée à bout de canon ; non à l’autonomie d’une partie quelconque du pays, à toute forme de fédéralisme dont les justifications inavouées sont certainement malsaines. Non à toute remise en cause de la laïcité de la République ; non à la « somalisation » ou à « l’afghanisation » de notre beau pays  » a déclaré M Diarra.
Pour lui, il est important de travailler pour faire disparaître à terme les concepts de communauté et d’ethnie, concepts conduisant à la division, au particularisme.

 » L’heure est grave. Cependant, nous devons rester sereins, parce que Dieu aime le Mali. Cette crise nous invite à une profonde introspection et à la définition des choix qui s’imposent pour la construction de la grande nation malienne. Parce que toutes les grandes nations se sont construites dans la douleur. Nous croyons au Mali, un Mali dont l’avenir est radieux. Parce que notre pays, notre peuple a toujours vaillamment affronté et relevé les défis qui ont jalonné sa longue histoire » a conclu le conférencier.

L’association Présence Buwa Niimi a affirmé toute sa disponibilité à accompagner notre pays pour sortir de cette impasse.

K. THERA

Le 23 Avril 2012