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La grève de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali (CSTM) prévue du 27 au 29 novembre pour protester contre la cherté de la vie se précise. Selon son Secrétaire général, Hammadoun Amion Guindo, qui a rencontré la presse hier lundi 19 novembre, «les prix des produits de première nécessité ne cessent de croître, par rapport au pouvoir d’achat qui dégringole de jour en jour».

Le Secrétaire général de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali (CSTM), l’une des deux grandes centrales syndicales du pays, Hammadoun Amion Guindo, était hier lundi 19 novembre face à la presse. Au centre des débats, les négociations en cours avec le gouvernement par rapport à la satisfaction du cahier de doléances, déposé depuis le 1er mai 2007 sur la table du gouvernement.

Ces doléances sont au nombre de 57. Dont les plus importants sont l’octroi d’une indemnité de service rendu aux fonctionnaires partant à la retraite, la baisse des prix des denrées de première nécessité, l’adoption d’une politique de contrôle et de maîtrise des prix des produits.

La CSTM réclame également l’accélération du processus d’adoption des statuts particuliers des agents de l’Etat, le paiement intégral des arriérés de salaires et de droits de licenciement aux travailleurs particulièrement ceux de l’Ex-ITEMA. S’y ajoutent l’intégration de leur centrale dans certaines structures, comme le Conseil d’administration de l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi (ANPE) le Conseil Economique, Social et Culturel (CESC).

Selon le patron de la CSTM, Hammadoun Amion Guindo, principal conférencier, «l’augmentation des salaires des fonctionnaires, prévue pour janvier 2008, n’empêchera en rien leur mot d’ordre de grève. Et n’améliora guère les conditions de vie des fonctionnaires maliens».

Pour Hammadoun Amion Guindo, «les prix des produits de première nécessité ne cessent de croître par rapport au pouvoir d’achat qui dégringole de jour en jour». «Nous voulons que les Maliens possèdent un pouvoir d’achat conséquent», a-t-il précisé.

Ce durcissement de ton traduit le mécontentement des responsables CSTM face à la lenteur observée dans le traitement de leurs revendications.

Pour la CSTM, si le gouvernement ne répond pas positivement à leur cahier de doléances d’ici le 27 de ce mois, la grève sera alors inévitable pour les 27, 28, 29 novembre prochain.

A cet égard, la Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali organisera le jeudi 23 novembre un grand meeting d’information à son siège à l’intention de ses militants.


Kassoum THERA

20 novembre 2007.