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« Ces armes une fois développées pourront se proliférer », mettent en garde les spécialistes

Pour étendre leur influence sur le marché d’armements, les Etats-Unis, la Chine, la Russie, le Royaume-Uni, la Corée du sud et Israël se lancent dans la fabrication des armes robotiques qui, une fois activées, serviront à attaquer les cibles sans une main-d’œuvre humaine. Un projet que craignent les experts du droit humanitaire international (DIH).

C’est dans un article publié le 28 août 2019, qu’Institute for Security Studies (ISS) a révélé les perspectives des géants de l’industrie d’armements, qui s’apprêtent à mettre sur le marché les armes robotiques. Une prouesse qui inquiètent déjà les spécialistes du Droit de l’homme et du droit international humanitaire, qui voient les civils être exposés à des grands risques.

Outre cet aspect, ils craignent de voir le droit international humanitaire être violé par ces six pays (Etats-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni, Corée du sud et Israël) ; selon eux : « ces armes une fois développées pourront se proliférer ». L’Afrique en général et les pays de la sous-région en particulier, déjà fragilisés par le terrorisme et bien d’autres crises de guerre, devront se montrer vigilants ; car, l’histoire des guerres civiles sur le continent, nous enseigne que les armes légères et de petits calibres utilisés par les États africains ont fait et continuent de faire des lourdes pertes de vies humaines et d’énormes dégâts matériels. Féliciter une telle invention serait donc oublié les événements du passé et ceux du présent.

Pour rappel, le Global Peace Index (GPI) de 2019 a indiqué que le Moyen-Orient et certaines parties de l’Afrique demeurent les régions les moins pacifiques du monde.

Les spécialistes pensent que les États africains doivent se servir de tous les moyens juridiques dont ils disposent pour entamer les négociations sur un traité interdisant le développement et le déploiement de ces armes sur le continent.

A en croire les spécialistes, la réunion des Hautes Parties contractantes des Nations Unies sur certaines armes conventionnelles, qui se tiendra du 13 au 15 novembre prochain à Genève, sera une occasion d’approfondir des discussions sur la question des armes robotiques.

En attendant de voir les chefs d’Etats africains passer à l’action , les Maliens doivent mutualiser les efforts pour aboutir à la mise en œuvre de l’accord de paix qui va certainement permettre à notre pays de recouvrer la paix, afin de ne pas être une zone de cobayes.

Darcia
Bamako, le 30 Aout 2019
©AFRIBONE