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La salle de conférence du ministère de Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine a servi de cadre à une rencontre d’échanges entre le ministre de tutelle, M. Badara Alou Macalou, et la Fédération des Communautés Africaines au Mali (F.C.A.M) dirigée par son président actif, M. Brissi Ignace. L’entretien, qui a duré un heure, a permis de tracer le parcours de la fédération, ainsi que les efforts fournis par les autorités du pays.

La F.C.A.M a été créée en 2OO2, après la victoire du candidat Amadou Toumani Touré à la présidentielle et la création du ministère des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine. Une manière, pour ATT, de démontrer sa disponibilité à l’endroit des compatriotes vivant à l’extérieur et surtout, sa préoccupation à intégrer les communautés africaines vivant au Mali dans les domaines social, économique, culturel et sportif du pays. Du coup, l’artisan principal de cette politique extérieure, qui fut Oumar Hamadoun Dicko, a été nommé ministre de 2002 à 2007.

C’est ainsi que la fédération fut mise sur pied, composée de toutes les communautés africaines vivant au Mali. Et depuis, elle est dirigée par M. Brissi Ignace, qui ne cesse de s’investir pour que l’association soit visible et active pour le développement et l’intégration de ses membres en vue de participer à l’épanouissement du pays hôte.

Ainsi, en présence du ministre Badara Alou Macalou, le président de la FCAM a évoqué toutes les actions et efforts déployés pour le bien-être des étrangers vivant au Mali. Chaque année, la FCAM participe aux festivités commémoratives de la fête de l’Afrique, organisée chaque 25 Mai de l’année. D’autre part, la fédération participe à certaines actions d’ordre humanitaire et de salubrité, ainsi qu’aux manifestations sportives.

Notons que ces communautés africaines sont également présentes dans les différentes activités productrices et commerciales. “Nous sommes là pour prendre vos conseils afin que la fédération puisse atteindre ses objectifs. Nous nous réjouissons beaucoup des efforts déployés par vous et le Président de la République, ATT”, a déclaré le président de la FCAM.

La rencontre du 18 Juillet rentre surtout dans le cadre du renforcement des acquis de la fédération depuis sa création, afin que soit atteint l’objectif affiché par le Chef de l’Etat, Amadou Toumani Touré.

L’intégration des communautés africaines au Mali est une réalité aujourd’hui. C’est pour rester dans cette ligne droite que nous sollicitons votre soutien et votre attention, afin de pérenniser ce capital de confiance des communautés africaines envers le Mali”, a indiqué le président Brissi Ignace.

Quant au représentant de la communauté burkinabè, il a déclaré que l’hospitalité malienne s’est renforcée à partir de 2002. “Ça fait plus de 40 ans que je vis au Mali; et on se sent réellement comme chez nous. Je rends hommage à votre prédécesseur qui n’a ménagé aucun effort pour que cette fédération soit en place, sans oublier tous vos efforts depuis votre arrivée”, s’est-il adressé au ministre Macalou.

Ce dernier s’est réjoui de l’initiative de cette rencontre qu’il a qualifiée d’heureuse. “Vos propos me rassurent et prouvent que vous êtes bien intégrés au Mali. Cela témoigne de la volonté du Président ATT de faire, de l’intégration africaine, son cheval de bataille de tous les jours.

Je suis vraiment disponible, ainsi que mon département, pour soutenir et donner des conseils, si nécessaire, à votre association”, a-t-il assuré. C’est après qu’une note sur la vie et le fonctionnement de la FCAM fut remise au ministre, assortie peut-être de doléances.

Notons que la délégation de la FCAM était composée des représentants des communautées du Congo Brazzaville, de la Guinée Conakry, du Burkina Faso, du Nigéria, du Niger. En tout cas, cette rencontre est la bienvenue quand on sait que depuis un certain, la FCAM se trouve dans une certaine difficulté faute de dialogue et de contacts nécessaires avec son premier partenaire privilégié qui est le département des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine.

Les responsables de la FCAM espèrent ainsi disposer d’un nouveau souffle en vue de l’atteinte de ses objectifs, surtout que les conditions sont aujourd’hui favorables sont favorables.

Sadou BOCOUM

21 Juillet 2008