Partager

Profitant de l’anarchie sécuritaire, des groupes se revendiquant de l’idéologie d’Al-Qaïda prolifèrent en Libye mais le réseau dont l’un des chefs vient d’être capturé par des agents américains à Tripoli se garde d’agir ouvertement sur le sol libyen, selon des experts. Abou Anas al-Libi, qui figurait parmi les personnalités les plus recherchées par la police fédérale américaine, a été capturé samedi par les forces spéciales américaines lors d’un raid audacieux à Tripoli. Réprimés et persécutés sous le régime de Mouammar Kadhafi, les islamistes ont fui le pays dans les années 1990 pour s’installer en Afghanistan ou en Irak, où certains se sont affiliés au réseau Al-Qaïda. Leur engagement au côté des rebelles libyens leur a permis de se faire connaître, d’amasser un arsenal militaire redoutable et de former des milices qui ont gagné en influence en particulier dans l’est du pays.Selon plusieurs experts libyens, ces groupes islamistes sont devenus tellement importants qu’ils refusent de s’affilier à Al-Qaïda et préfèrent agir seuls sous le commandement de leur propre émir. Ainsi, le puissant groupe salafiste jihadiste d’Ansar al-Chariaa, très actif dans l’est du pays, est pointé du doigt dans l’attaque du 11 septembre 2012 contre le consulat américain à Benghazi.Certains observateurs n’écartent toutefois pas de possibles contacts entre ces groupes et Aqmi ou les « Signataires par le sang » de Mokhtar Belmokhtar. AFP.