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«Le monde ne sera pas détruit par ceux qui agissent, mais par ceux qui les laissent agir». Le ministère de l’Éducation nationale entend s’inspirer de cet axiome dans le combat contre l’extrémisme violent dans les milieux scolaires et juvéniles. Ainsi, il a lancé, hier dans un hôtel de la place, à travers la Direction nationale de la pédagogie (DNP), en partenariat avec l’Unesco, le Projet «Renforcement de la résilience des jeunes face à l’extrémisme violent et leur engagement pour la construction de la paix à travers l’éducation au Mali» avec comme slogan : «Le monde de l’éducation s’engage pour lutter contre l’extrémisme violent de manière durable». 

La cérémonie était présidée par le secrétaire général du ministre de l’Éducation nationale, Kinane Ag Gadéda. 
Ce programme se veut un meilleur moyen de prévention de l’extrémisme violent. Il se fixe aussi comme objectif d’édifier des sociétés ouvertes, équitables, inclusives et pluralistes, fondées sur le plein respect des droits humains avec des perspectives économiques pour tous. 

Il traitera aussi des causes profondes de la fragilité de la Région. Le Projet financé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères de la France couvre la période de septembre 2020 à août 2021. Il cible enseignants, élèves et jeunes du Burkina-Faso, du Mali et du Niger, au sein d’un système éducatif formel et des jeunes non scolarisés et déscolarisés. 

Ce projet, a expliqué Saïp Sy de l’Unesco, répond à une demande persistante des communautés. Il est devenu crucial de redoubler d’efforts pour doter les citoyens de compétences et valeurs basées sur le respect des droits humains, l’égalité de genre, la justice sociale, la diversité en vue de garantir les droits et devoirs de tous pour une citoyenneté responsable, afin de construire un monde de paix et de justice, a-t-il relevé. Et de rappeler que parmi les 17 Objectifs de développement durable (ODD) de l’Agenda mondial éducation 2030, l’objectif 4 vise à assurer l’accès de tous à une éducation de qualité sur un pied d’égalité et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie. 

Selon lui, conformément à son mandat d’agence de coordination de la mise en œuvre de cet objectif 4 et d’appui aux pays dans leurs politiques et programmes, l’Unesco s’engage à continuer son appui au Mali afin de façonner à travers une éducation inclusive et de qualité de nombreux citoyens épris de justice, de paix et les acteurs d’un développement durable. Saïp Sy a également partagée une réflexion de la directrice générale de l’Unesco, Mme Audrey Azoulay, sur l’importance de la lutte contre l’extrémisme violent, la radicalisation, les interprétations de la loi, la haine et l’intolérance. 


Pour sa part, Kinane Ag Gadéda a précisé que les activités du Projet conduiront à la formation d’une nouvelle génération d’enfants, porteuse de valeurs de culture et de paix, de citoyenneté, de démocratie, de bonne gouvernance et du vivre ensemble. 

Pour lui, les générations actuelles ont la lourde responsabilité d’ensemencer à travers leur génie créateur et intelligence. Il a précisé que le Projet est le fruit d’une excellence coopération entre la France et les pays concernés. Il s’appuie sur la pédagogie et la bonne gouvernance pour sa réussite, dira le secrétaire général du département en charge de l’Éducation.

Sidi Y. WAGUÉ

Source: L’Essor