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Pour faire revivre nos valeurs culturelles d’antan et contemporaines

Du samedi 30 août au 4 octobre se tiendra au Musée du district de Bamako l’exposition  » Mali-mode « , organisée par le groupe Culturelle «  Bogolan Kassobané  » sur les costumes et parures traditionnelles et contemporaines du Mali. L’initiateur de cette exposition, l’artiste malien de renom Kandioura Coulibaly a dévoilé le lundi 25 août, lors d’une conférence de presse au Musée du district, les contours de cette exposition.

Cette exposition sur les vêtements et parures du Mali intitulée  » Mali-mode  » qui se tiendra du samedi 30 août au 4 octobre au Musée du district de Bamako, selon le conférencier Kandioura Coulibaly, sera une occasion pour de nombreux Maliens de revivre nos valeurs culturelles d’antan et contemporaines. A en croire l’initiateur de cette exposition, le constat qui se pose aujourd’hui est que les costumes et parures de notre pays ont subi des mutations différentes.


« Deux moments dans l’évolution des styles expliquent cela : l’avènement de la mode comme moyen de communication et le déclin graduel du fossé entre la ville et la campagne. Dans tous les deux cas de figure le public reste au cœur des dites mutations « , a-t-il souligné. Pour lui, toutes les composantes de la société malienne se reconnaîtront à travers « Mali-mode »
.

« Toutes les ethnies et groupes sociaux y trouveront leur style et leur goût. C’est un événement qui dénote de l’ingéniosité et la vitalité du patrimoine culturel par l’exposition de la richesse, la diversité et la qualité des productions artistiques et artisanales du Mali » précise Kandioura Coulibaly qui se présente également comme un précurseur dans la promotion du Bogolan au Mali avec son groupe « Bogolan Kassobanè« , créé en 1978. Avant d’ajouter que « les photos qui seront exposées retraceront l’image du Mali dans le domaine de l’architecture, l’habillement depuis le 19 siècle jusqu’à nos jours « .

Outre ces photos, une grande quantité de perles, à en croire le conférencier, sera montrée au grand public. « Il ne faut pas que l’Occident soit seul détenteur de nos patrimoines culturelles.

C’est pourquoi lors de la grande sécheresse des années 1970, pris par le chagrin des femmes qui vendaient aux touristes leurs trésors (perles et autres bijoux) pour subvenir à leurs besoins, j’ai acheté avec elles ces parures en les protégeant de l’exportation. Mon objectif final, c’est la création d’un musée des peuples à Bamako pour conserver ce riche patrimoine culturel« , a declaré l’orateur.

Kassoum THERA

27 Août 2008