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Les acteurs impliqués dans la transformation, la commercialisation et le conditionnement des mangues ont tenu, du 12 au 13 septembre dernier, la troisième édition des « journées mangues » du Mali.

Objectif : faire le bilan des exportations (des mangues) du pays au cours de ces dernières années et faire une éventuelle programmation des actions prioritaires pour pallier les contraintes à l’exportation de mangues en 2007.

Organisées par le projet Trade Mali de l’USAID en partenariat avec Helvetas, cadre intégré, PCDA, ces journées se sont tenus au moment où une nouvelle réglementation se dessine pour la filière en vue d’une démarche de qualité.

En effet, en février 2006 les autorités, en rapport avec les acteurs de la filière, ont adopté une réglementation qui instaure des innovations majeures de conditions d’organisation de la profession d’exportateur de fruits et légumes.

Selon Mody N’Diaye, secrétaire général du ministère de l’industrie et du commerce, qui a présidé la cérémonie d’ouverture des journées, le gouvernement, conscient de la contribution de la filière dans la lutte contre la pauvreté notamment en milieu rural, s’est engagé à mettre en place un processus d’accompagnement indispensable à la relance de la filière.

Dans ce cadre, des stations de conditionnement des mangues sont en cours de réalisation à Bamako et à Yanfolila. Aussi, un projet pilote d’appui à la filière mangue, financé à travers le projet cadre intégré à hauteur de 1 million de dollars (environ 655 000 000 F Cfa) a été mis en place pour accompagner les acteurs de la filière.

En outre, une ligne de financement des opérations d’exportation des mangues a été mise en place au niveau de la banque commerciale du Sahel. Il faut signaler qu’en 2005, le Mali a exporté environ 3000 tonnes de mangues.

Mody N’Diaye a rappelé qu’avec l’amélioration de la qualité des mangues suite aux traitements phytosanitaires des vergers, les quantités de mangues exportées ont atteint 3650 tonnes au 31 juillet dernier. Toutefois, cette tendance salutaire de la croissance de la filière reste largement en deçà des attentes au regard de l’immense potentialité du pays.

C’est pourquoi, Mody N’Diaye a appelé les acteurs au renforcement des acquis pour permettre un meilleur épanouissement de la filière. A ce titre, selon lui, « la mise en place de l’interprofession devient une nécessité absolue » pour renforcer le partenariat entre l’Etat et les acteurs de la filière, d’une part, et avec les partenaires au développement d’autre part.

Seydou Coulibaly

14 septembre 2006.