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Exploitations illégales des ressources minérales, pratiques immondes, appauvrissement des terres et dégradation de l’environnement sont entre autres faits nocifs que la population de Sabouciré dans la commune rurale de Sadiola reproche au chinois et leurs Wangrins maliens. Les mécontents de ces pratiques, réunis dans un collectif, l’ont fait savoir dans des correspondances adressées au sous-préfet et au maire de Sadiola.

Les ressortissants de l’Empire du milieu exploitant de l’or au Mali sont dans la dynamique de détruire l’environnement à leur profit ainsi qu’au bénéfice de leurs complices, les Wangrins du Mali. Ce, au détriment des populations dont la voix se fait difficilement entendre.

Dans une lettre en date du 2 janvier 2022, le chef de village de Sabouciré a adressé une lettre au sous-préfet de Sadiola pour le déguerpissement de toutes les activités d’exploitation illégales dans l’objectif de protéger l’environnement. Ainsi, le chef de village de Sabouciré et environnants informe le sous-préfet de la dégradation de l’environnement causée par de multiples activités d’exploitation sauvage et en toute illégalité de la société chinoise, des dragages sur le lit du fleuve et des orpailleurs semi-mécaniques. Par la même occasion, l’administratrice a été mise au parfum de la destruction de la majeure partie de la forêt du village de Sabouciré. Ils craignent sa destruction totale.

Les activités agricoles, d’élevage et de pêche portent un coup dur à cause de l’exploitation d’or par les chinois. Cette situation inquiète fort le chef de village. Il rappelle au sous-préfet que ce que les chinois font au Mali, ils ne peuvent pas le faire dans leur propre pays et au Burkina Faso. « Nous vous demandons madame le sous-préfet de bien vouloir véhiculer ces messages auprès des plus hautes autorités du Mali afin de prendre toutes les mesures nécessaires pour nous débarrasser de cette situation parce que nous les habitants sommes bien conscients des dégâts que cela va occasionner sur l’environnement et la Falémé », a martelé le chef de village.

Ce n’est pas tout, le Collectif ‘’Mali Sago’’, représenté par Boubacar N’Baye, est revenu à la charge avec une correspondance en date du 5 octobre 2022 adressée au maire de la commune rurale de Sadiola, Toumani Dembélé. Dans cette lettre, les membres dénoncent les pratiques immondes ou la dégradation de l’environnement par l’exploitation illégale des ressources minérales par les chinois. Ils dénoncent surtout la violation de la décision n°2022-003 /MCRS du 28 juillet 2022 du maire et les instructions du préfet du cercle de Kayes.

Cette décision du maire stipule en son article 1er : « Il est formellement interdit toutes les activités semi-industrielles de l’or par les chinois et autres exploitants de l’or à Sabouciré, hameaux rattachés et sur la rive droite de la Falémé (Côté Mali) dans un cadre illégal », lit-on dans la lettre dont nous nous sommes procuré une copie.

Malgré cette décision de l’élu communal de Sadiola et les instructions du préfet de la région de Kayes, rien n’y fit car les chinois et leurs complices maliens s’adonnent à l’exploitation des ressources minérales à cœur joie. Comme pour dire que les voix du préfet et du maire ne comptent point dans cette affaire. C’est donc un défi que ces administrateurs de l’Etat et des Collectivités doivent relever à Sabouciré pour le bonheur des populations.

Le hic dans cette affaire est que le maire de la commune de Sadiola, Toumani Dembélé n’a daigné une fois entré en contact avec le journal ‘’L’Alerte’’ lorsqu’il a voulu recouper l’information. Ce dernier semble faire partie des maires inaccessibles de loin et de près. Que se reproche-t-il ? Pour quelle raison il a refusé de coopérer ? Est-il le maître d’œuvre de ces comportements des chinois ? Ce sont entre autres questions que l’on se pose lorsque le maire reste fermé à tout contact.

Or le maire Toumani ne s’est pas élu lui-même.  À la recherche du bétail électoral, il s’est déplacé vers les populations de Sabouciré. Aujourd’hui, il est inaccessible au sujet d’une question concernant ces mêmes populations. « C’est l’orteil qui perce la chaussure », dit-on. Cette sagesse populaire revêt tout son sens au regard de l’attitude dont le maire fait montre dans cette affaire d’exploitation des ressources minières dans le village de Sabouciré.

Rien ne sert de prendre des décisions et de donner des instructions qui ne feront pas l’objet de suivi sur le terrain. Avant de s’en rendre compte, le mal irréparable sera fait par les chinois qui défient les autorités de la région au vu et au su de tout le monde.

Dieu veille !

SOURCE : L’Alerte