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Afin de donner à l’opinion nationale et internationale une grande lisibilité sur ses activités et ses réalisations dans le social, la mine d’or de Morila a institué une tradition. Il s’agit de l’organisation d’une conférence de presse chaque année.

Dans cette logique, Mark Bristow, directeur exécutif de RandGold Resources, Mahamadou Samaké, directeur général d’AngloGold et des actionnaires de la société minière Morila-SA ont animé la traditionnelle conférence de presse le mercredi 25 juillet dans la salle de conférences de l’entreprise.

D’entrée de jeu, Mark Bristow, à travers une déclaration liminaire, a soutenu que la mine d’or de Morila investit de façon soutenu dans la recherche de nouveaux gisements économiques d’or dans le cadre de son permis d’exploitation. Selon lui, les partenaires, AngloGold Ashanti et RandGold, qui ont chacun 40 % et le gouvernement du Mali, avec 20 %, ont dépensé la somme de 4,5 millions de dollars en exploitation en 2006.

Ils prévoient un budget de 6,5 millions de dollars pour un programme de 53 000 mètres de sondage dans les 200 km² du permis d’exploitation de Morila. Ce programme vise comme objectif d’étendre la base des ressources de la mine et donc la vie de la mine au-delà de l’horizon 2012, a-t-il poursuivi.

Dr Mark Bristow d’ajouter que Morila constitue un exemple des deux principales convictions de RandGold Resources : la valeur réelle est créée à travers la découverte et le développement et des opérations minières durables nécessitent des relations bénéfiques mutuelles entre les compagnies minières et les pays hôtes.

Au terme de son allocution, M. Bristow a déclaré que le succès de Morila-SA n’aurait pas été possible sans le support du gouvernement et du peuple maliens. Selon lui, l’expérience de RandGold à Morila a été positive à tel point qu’elle a encouragé à développer une autre grande mine au Mali: celle de Loulo qui a déjà produit quelques 250 onces d’or, soit 7087,5 g par an à partir des deux carrières.

272 millions de
F CFA pour financer des projets agricoles

Samba Touré, nouveau directeur général de la mine a, à son tour, exposé la contribution de la mine à l’économie nationale et les différentes actions de citoyenneté qu’elle a apportées aux populations.

S’agissant de la contribution de la mine dans le budget national, M. Touré a déclaré qu’elle est estimée à 354 milliards de F CFA depuis son entrée en production en octobre 2000. En qui concerne le volet citoyenneté, l’entreprise a contribué envers la communauté avec plusieurs millions de F CFA au 30 juin 2007.

Notamment dans les secteurs de la santé, elle a investi 145 millions de F CFA, dans l’environnement 2 millions de F CFA, dans l’éducation 219 millions de F CFA, dans les projets d’infrastructure 229 millions de F CFA. S’y ajoutent les investissements de 206 millions dans l’art et la culture et 135 millions dans l’agriculture.

Dans ce dernier secteur, il convient de souligner que les actionnaires de Randgold ont alloué la somme de 272 millions de F CFA pour la mise en place d’une association. Celle-ci a financé des projets agricoles au cours de l’année 2007. Il s’agit de la réalisation de 40 ha destinés à la culture du riz dans les villages de Morila et Fingola et 200 ha destinés à la culture du maïs à Morila, Fingola et Domba.

M. Touré a aussi déclaré que la mine de Morila est entrée en partenariat tripartite avec l’USAID et la commune de Sanso. Cette alliance tripartite entend s’orienter vers les programmes de la gouvernance démocratique de la commune, la communication effective, le renforcement des capacités et le financement des projets de développement durables dans la zone.

A la suite de ces interventions, les journalistes ont pris la parole pour poser des questions. Celles-ci étaient relatives à la protection de l’environnement, la transparence entre les actionnaires, le prolongement de la durée de la mine et l’après exploitation minière.

Concernant la protection de l’environnement, Samba Touré de répondre à la question. Il a déclaré que la mine de Morila a développé une politique environnementale qui cherche à respecter toutes les exigences légales applicables définies par les autorités maliennes. Selon lui, la mine a toujours respecté les normes de protection de l’environnement. Pour preuve, l’orateur d’indiquer que Morila-SA a obtenu la certification ISO 14001 en janvier 2007 pour sanctionner ses efforts dans le cadre de la protection de l’environnement.

Il ressort des discussions relatives à la durée de la vie de la mine que Morila-SA s’engage à garantir que la zone de la concession de Morila sera explorée dans son intégralité afin de déterminer la présence de toute minéralisation d’or supplémentaire. Ainsi, à en croire M. Touré, un total de 4,5 millions de dollars US a été dépensé dans les activités d’exploration au cours de 2006.

Selon lui, la mine continue à analyser des données et à développer des modèles géologiques afin de déterminer la genèse du gisement. Des analyses sont en cours pour réduire des coûts de la production, optimiser l’efficacité, la formation et le développement des capacités des travailleurs.

Abdoul Karim KONE

Envoyé spécial à Morila


Quand les médias découvrent la mine de Morila

Située dans la région de Sikasso, la mine d’or de Morila est une exploitation à ciel ouvert. La carrière a une superficie d’un kilomètre de longueur, 850 mètres de largeur et 170 mètres de profondeur. Les statistiques de la main-d’œuvre de la mine révèlent que le nombre des travailleurs est estimé à 1678.

Dans la carrière, les travaux d’extraction sont intenses. Les bulldozers cassent les roches que les camions transportent vers la section de concassage. C’est à ce niveau que commence le traitement des minéraux.

Sur le plan sécuritaire, il convient de souligner que la sécurité dans la mine de Morila est très garantie. Conséquence: les cas d’accidents sont très rares. La vitesse maximale des véhicules est de 30 km à l’heure. Les chauffeurs sont tenus de respecter tous les panneaux de la circulation.

S’agissant des travailleurs, ils sont tenus de porter des badges, des casques et des lunettes.

A rappeler que n’importe qui ne peut pas travailler à la mine de Morila, vu les exigences de discipline et de respect imposées aux travailleurs.


Abdoul Karim Koné

27 juillet 2007.