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En cette période de mois de carême, la hausse des prix des denrées alimentaires de première nécessité continue. En dépit des mesures envisagées par les autorités, le fossé s’élargit entre les prévisions et les prix actuels.

Face à cette situation d’instabilité, beaucoup de consommateurs s’interrogent si certains opérateurs économiques cupides ne se moquent pas de la population. Augmenter les prix des denrées comme le lait, le sucre et autres produits de première nécessité semble être une tradition des commerçants maliens. L’annonce du mois bénit de Ramadan est le moment propice pour certains commerçants pour rendre la survie insupportable au plus grand nombre de consommateurs.

Une leçon pour les commerçants

Cependant, contrairement aux années précédentes, la contexte économique difficile tant au plan national qu’international qui n’a laissé indifférent personne doit être une leçon pour les opérateurs économiques. Ils doivent être plus souples à l’égard des consommateurs qui, depuis quelques mois, déploient de gros efforts pour assurer leurs besoins alimentaires au quotidien.

Les autorités, quant à elles, continuent à multiplier les efforts pour maintenir le prix des produits alimentaires à des proportions supportables. Cependant, contrairement aux mesures prises pour le mois de carême, certains commerçants s’entêtent et continuent leur cupidité économique. Toute chose qui démontre un manque d’organisation adéquate du circuit commercial dans le pays, voire un désaccord entre les grossistes et les détaillants.

Aujourd’hui, le constat est amer au marché et certains se glorifient de l’aspect libéral du marché, des rumeurs et des supputations suffisent à certains revendeurs pour montrer les enchères. Etant donné que le stock disponible importé à bas prix est insuffisant, la pénurie temporaire et les rumeurs suffisent-ils pour hausser les prix ?

Les enchères se poursuivent

En tout cas, le contexte économique actuel longtemps caractérisé par une pénurie des denrées alimentaires doit être une raison pour les commerçants de revoir leur attitude envers les consommateurs. A la différence du riz exonéré invisible à présent au marché, le sucre devient de plus en plus inabordable pour le citoyen moyens.

Le lait, l’huile et autres suivent les mêmes traces. Alors en dehors des efforts des uns et des autres, il est important que les commerçants se réfèrent au mois de carême et prennent conscience de leur apport dans les difficultés des consommateurs.

Ousmane Berthé (Stagiaire)

01 septembre 2008