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La responsable de l’ONU en charge des droits de l’Homme, Mme Navi Pillay, s’est déclarée jeudi « profondément troublée » par les exécutions de prisonniers condamnés à mort en Gambie, marquant « un recul regrettable pour la protection des droits de l’Homme », selon ses services. Dans un message à la Nation diffusé les 19 et 20 août, le président gambien Yahya Jammeh avait déclaré que tous les prisonniers dans le couloir de la mort dans son pays seraient exécutés avant mi-septembre, sans plus de détails. Selon des ONG dont Amnesty International, 38 prisonniers dans le couloir de la mort sont actuellement sous menace d’exécution imminente en Gambie. Pour Navi Pillay, la déclaration du président Jammeh « est extrêmement préoccupante, et pose de sérieuses questions sur les motivations derrière ce soudain empressement à procéder à des exécutions ».
(…)« J’exhorte la Gambie à arrêter cette régression dans la protection des droits de l’Homme et d’imposer un moratoire officiel, avec effet immédiat, sur l’utilisation de la peine de mort », poursuit-elle, en évoquant par ailleurs des « préoccupations majeures » concernant l’équité des procès de certains des prisonniers condamnés à mort en Gambie. AFP.