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Objet : la redynamisation du dialogue politique entre ces ministères et leurs partenaires techniques et financiers.

Les discussions ont porté sur l’état d’avancement du Programme d’investissement sectoriel de l’éducation II (PISE II) (2006-2009) et le niveau de préparation du PISE III.

Introduisant les débats, le directeur adjoint de la Cellule de planification et de statistique de l’éducation, Issiaka Niambélé, a présenté quelques indicateurs, révélateurs des progrès accomplis et aussi des lacunes à corriger. Il s’agit par exemple du taux brut de scolarisation (TBS) qui de 73% en 2004-2005 est passé à 80% en 2007-2008.

On envisage de le porter à 85,9% l’an prochain. Mais cette progression générale du TBS renferme une disparité entre les filles qui de 63,4% en 2004-2005 ne sont qu’à 70,7% en 2007-2008, alors que les garçons pour la même période sont passés de 85% à 89,5%.

Les taux d’achèvement et de redoublement pourraient se porter mieux aussi. Le premier, de 43,2% en 2004-2005, était de 54% l’an passé pour une prévision de 55% pour 2010. Ici encore les garçons distancent leurs sœurs. Alors qu’en 2004-2005, on était à 33,8% pour elles, les garçons étaient à 52,7%. Il y a un an les filles étaient encore à 44,8% contre 63,5% pour les garçons. L’ambition est d’amener à 48,9% celui des filles en 2010. Notons aussi la disparité entre la ville et la campagne.

Quant au ratio élèves/maître, de 54 élèves pour 1 maître en 2004-2005, il est tombé à 51 en 2007-2008 et sera de 50 en 2010. Le manuel reste toujours insuffisant puisqu’on ne pourra offrir 2 livres à chaque élève qu’en 2010. Outre ces déséquilibres entre les sexes et entre les villes et les campagnes à corriger au plus vite, il y a les activités à mettre en œuvre pour le démarrage du PISE III. A ce niveau, les axes prioritaires sont nombreux.

On peut citer, entre autres, l’opérationnalisation des recommandations du forum national sur l’éducation et l’élaboration d’une nouvelle requête sur l’initiative de mise en œuvre accélérée de l’éducation pour tous (sur l’initiative fast-track) qui met un accent particulier sur l’éducation non formelle, le parent pauvre du système.

Parmi les priorités émergentes, figurent l’alphabétisation, la promotion des langues nationales, le développement de la petite enfance, l’enseignement secondaire général et l’enseignement supérieur et la recherche scientifique. Aucun de ces sous-secteurs n’était pris en compte par les phases I et II du PISE. Les études à mener portent aussi sur le curriculum de l’enseignement fondamental, les infrastructures et équipements, les manuels scolaires et autres matériels didactiques.

La décentralisation/déconcentration, la formation, la gestion et le déploiement des enseignants dans l’enseignement fondamental ainsi que la gestion des flux sont aussi concernés.

Les différents intervenants ont insisté sur la nécessité d’approfondir la réflexion sur le curriculum, la politique du manuel, la décentralisation et la gestion des flux.

Les ministres Salikou Sanogo et Mme Siby Ginette Bellegarde ont promis de corriger les erreurs et faiblesses constatées et d’appliquer les recommandations issues de la rencontre. Ils ont souhaité l’accompagnement effectif de tous les partenaires.

Ces derniers ont salué les progrès réalisés dans le TBS et souligné la nécessité de réduire les disparités entre les villes et la campagne et entre les garçons et les filles en terme de scolarisation.

C. DIAWARA

15 Mai 2009