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Le cas de Julius Malema, chef de file des jeunes du Congrès national africain (ANC) exclu du parti pour indiscipline, était examiné jeudi par une commission d’appel, a indiqué un porte-parole. Furieux de son exclusion prononcée fin février, et avant d’attendre son passage en appel, Julius Malema a accusé le président Jacob Zuma d’être un « dictateur », ce qui lui a valu d’être suspendu avec effet immédiat, avec interdiction de participer à quelque manifestation que ce soit ès qualités. L’affaire est considérée comme un test de l’autorité de M. Zuma, qui doit remettre son mandat en jeu lors du prochain congrès du parti dominant, en décembre. La majorité de l’ANC n’étant pas menacée, il devrait rester président du pays après les élections de 2014 s’il garde la tête du mouvement. Fidèle allié de Jacob Zuma lorsque celui-ci a pris la tête de l’ANC fin 2007, ce qui lui a permis de devenir le président du pays en 2009, « Juju » en est devenu le plus farouche adversaire. Ces revendications radicales, contraires à la ligne du parti, mettent l’ANC en porte-à-faux après bientôt dix-huit ans de pouvoir, tandis que ses attaques répétées contre les Blancs –9% de la population sud-africaine–, qui n’ont pas abandonné leurs privilèges économiques, égratignent l’idéal multiracial prôné par le parti. AFP.