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La journée d’échanges organisée vendredi dernier au Lycée Case par Amnesty international s’inscrivait dans le cadre de la sensibilisation des femmes du quartier de Kalabancoura à reconnaître le droit de protéger et d’être protégé contre la torture. Il s’agissait également de les informer afin qu’elles servent de courroie de transmission entre l’organisation et la population et qu’elles soient actrices de la lutte contre les violences faites aux femmes en général et contre la pratique de l’excision en particulier.

Pour le président d’Amnesty Amadou Badra Traoré, la pratique de l’excision comporte plus de méfaits que de bien chez les jeunes filles qui en sont des victimes résignées. A ses dires, aucune mère n’accepterait de voir une fillette innocente se vider de son sang par la faute de l’excision. Il a aussi ajouté que la lutte contre la torture sous toutes ses formes, les violences faites aux femmes est une mission qu’il faut réussir.

Plus de trente femmes ont pris par à la journée d’échange. Elles ont pu se familiariser avec les concepts de droits et prendre conscience des méfaits de la pratique de l’excision.
A l’issue de l’atelier, les femmes ont décidé de contribuer à l’abandon de l’excision, de la combattre efficacement et de servir de relais auprès d’autres femmes.

Idrissa Sako/Les Echos

20 juillet 2006