Partager

Le calendrier réaménagé des examens de fin d’année scolaire 2011-2012, après l’approbation du conseil des ministres, va du 3 juin au 7 septembre 2012 pour les ordres d’enseignement fondamental, normal, secondaire, technique et professionnel.

Les nouvelles dispositions concernant le calendrier des examens ont été fixées par le conseil des ministres du mercredi 16 mai 2012.

Au titre de l’enseignement fondamental pour le diplôme d’études fondamentales (DEF), l’épreuve pratique anticipée, l’éducation physique et sportive (EPS), commence à compter du 3 juin 2012. Les épreuves écrites du DEF commenceront le mercredi 4 juillet pour prendre fin le vendredi 6 juillet 2012.

Pour l’enseignement secondaire général et technique, les épreuves anticipées du baccalauréat technique sont prévues du 25 au 27 juin 2012. Les épreuves écrites de la session ordinaire du baccalauréat (général et technique) sont programmées du 10 au 13 juillet 2012. Les épreuves du certificat d’aptitude professionnelle (Cap) débuteront à compter du lundi 2 juillet 2012, le Brevet de technicien (BT), à partir du 16 juillet et le brevet de technicien agropastoral (BTA) du 3 au 7 septembre 2012.

En ce qui concerne l’enseignement normal, que ce soit pour les Instituts de formation des maîtres (IFM), l’Institut de formation Hégire de Tombouctou et l’Ecole de formation des éducateurs préscolaires (Efep), les épreuves pratiques (EPS) des examens de passage en classe supérieure sont fixées du 18 au 23 juin 2012.

Les épreuves orales des examens de passage en classe supérieure, ainsi que celles orales et pratiques des examens de fin de cycle débuteront du 11 au 18 juillet 2012. Et les épreuves écrites de fin de cycle, pour tous les instituts de formation, sont prévues du 23 au 27 juillet 2012.

L’année blanche inévitable au nord

Il serait difficile, pour les élèves du Nord de passer les examens de fin de cycle comme le DEF, tout comme le bac, prévus dans 2 mois. Les élèves des écoles fondamentales et secondaires ne vont plus à l’école. Les classes sont fermées à Gao, Tombouctou et Kidal à cause de la rébellion. Beaucoup d’élèves, pour des raisons diverses, n’ont pu se déplacer vers le Sud pour continuer leur scolarité. D’autres sont bloqués au Burkina, au Niger, en Mauritanie et en Algérie. Aucun d’eux ne pourrait passer un examen de fin d’année. Comment le département de l’Education pourrait éviter à ces élèves une année blanche ? Quel serait leur sort ? Personne ne le sait. Les autorités de l’Education sont résolument décidées à sauver l’année scolaire. Le ministre l’Education, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Adama Ouane, a indiqué que l’état d’avancement du programme est « satisfaisant« pour que les examens se tiennent. Il ne songeait pas à la situation des élèves du Nord pour dire cela. Une chose est sûre, depuis janvier, ces élèves ne vont pas en classe. L’issue de 6 mois sur 9 sans cours, est l’année blanche. Heureusement que tous les élèves du Nord ne sont pas concernés par l’année blanche. Certains ont pu s’inscrire dans des établissements du Sud pour sauver leur année.

Aminata Traoré

21 Mai 2012