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La plupart des journaux maliens ont parlé de fraudes pendant le déroulement des examens du DEF et du baccalauréat malien. «Les ECHOS HEBDO», N°1268 dans sa livraison du vendredi 05 juillet 2013, a parlé de correction parallèle au baccalauréat à l’Académie de Koulikoro. Ces comportements n’honorent pas notre pays.

Avec la fuite des sujets au baccalauréat malien de juin 2013, les auteurs de cette sale besogne se glorifient en pensant avoir fait du mal au ministre Bocar Moussa Diarra. La plus grande injustice faite à l’égard d’un peuple, c’est de le maintenir dans l’ignorance. Comment on maintient son peuple dans l’ignorance ? Quand un gouvernement abandonne l’école à son propre sort.

Chaque jour qui passe, les plus hautes autorités roulent les Maliens dans la farine. Le gouvernement, les enseignants, les parents d’élèves, les élèves et étudiants sont fondamentalement conscients qu’il n’y a pas d’école depuis belle lurette et la formation est escamotée.

Les Maliens doivent se réveiller dès maintenant pour mettre en chantier leur école. Si l’école échoue dans un pays, cela signifie que l’échec sera ressenti dans tous les secteurs. La base de notre meilleure existence, c’est la justice qui est le fondement de tout Etat. Quand il y’a la justice dans un pays, tout va bien.
Le Mali est en insécurité permanente avec le problème d’éducation. L’impunité flagrante est érigée en système. Cette impunité prend ses racines au sommet de l’état. Si nous sommes dans un Etat juste, ceux qui sont à la base de la fraude massive au Bac 2013, des examens et concours nationaux, seront cherchés et punis selon la loi en la matière.

En fait, ils ne craignent rien car «quand la tête est pourrie, le corps s’étiole».Toutes les sales besognes sont organisées depuis le sommet c’est la raison pour laquelle, les décisions dorment au fond des tiroirs. C’est une honte pour notre pays, quand des enseignants et les forces de l’ordre participent à une fraude massive des examens nationaux.

En conclusion, lorsque le nombre d’analphabètes est très élevé dans un pays, c’est la violence qui s’annonce. Nous pouvons affirmer que le Mali est assis sur une bombe.

Que Dieu sauve le Mali.

Yacouba Aliou, Bamako

08 Juillet 2013