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Les candidats inscrits sont au nombre de 229.205, dont 106.113 filles pour cet examen de fin d’année. Les élèves déplacés des Régions de Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal composent avec leurs camarades dans différents centres. Le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, a donné, hier, le coup d’envoi des épreuves

C’est parti pour l’examen du Diplôme d’études fondamentales (DEF). Le chef du gouvernement, venu pour le démarrage des épreuves, a été accueilli au groupe scolaire de la Base aérienne par la directrice de l’Académie de Bamako-rive gauche Mme Koné Rokiatou Dia et son staff technique. Dr Choguel Kokalla Maiga a ouvert à 8 heures dans la salle n° 6 la première enveloppe contenant les sujets de rédaction.

C’était en présence des ministres Mme Sidibé Dédéou Ousmane (Éducation nationale), Mme Djéminatou Sangaré (Santé et Développement social), Mme Diawara Aoua Paule Diallo (Travail, Fonction publique et Dialogue social) et Mme Fatoumata Sékou Dicko (ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et institutionnelles).

Il y avait trois sujets au choix. Le premier sujet était ainsi libellé : «En t’inspirant de ces propos d’un père à sa fille : «Travaillez pour être indépendant, de nos jours une femme non instruite est une victime facile dans la société». Adresse à un des oncles réfractaires à la scolarisation des filles une lettre pour le convaincre des bienfaits de l’école pour la femme.

Le deuxième sujet portait sur : «La pratique du sport permet d’avoir un esprit sain dans un corps sain et facilite l’intégration des peuples. Convaincu de cette affirmation, tu adresses une lettre à un ami pour lui expliquer les avantages multiples du sport». Enfin, pour le 3è sujet, il fallait lire : «Depuis 2012, le Mali souffre d’une crise sécuritaire qui devient de plus en plus persistante et inquiétante. Tu adresses une lettre à un ami résidant à l’extérieur pour lui décrire cette crise».

Pour le DEF de cette année, on dénombre 229.205 candidats inscrits, dont 106.113 filles, repartis entre 10.330 salles de classe dans 1.705 centres. Parmi eux, figurent 12.129 candidats libres (CL). Les élèves déplacés des Régions de Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal qui ont été installés aux camps des déplacés de Faladiè et Niamana aussi ont été inscrits dans les différentes écoles de Bamako pour composer avec leurs camarades.

Par contre, 106 candidats ont été inscrits au DEF au camp des réfugiés maliens à Bassikounou (Mauritanie). L’Académie d’enseignement Bamako-rive gauche compte 30.705 candidats. Le centre du Groupe scolaire de la Base arienne est l’un des 133 centres d’examen de cette Académie. Il faut aussi préciser que 21.495 surveillants ont été mobilisés.

«Non à l’usage du téléphone dans le centre d’examen», «Expulsion du centre, suspension de la session en cours et poursuite judiciaire», «Stop Covid-19» et «Port du masque obligatoire» étaient quelques slogans affichés.
Le gouvernement a pris toutes les dispositions pour assurer la sécurité de l’examen

Le Premier ministre a précisé que plusieurs ministres ont été déployés à l’intérieur du pays (article ci-contre) pour donner le coup d’envoi des épreuves et s’assurer de la bonne tenue du DEF. Par ces actions, relève Dr Choguel Kokalla Maïga, les autorités de la Transition ont voulu marquer leur soutien aux candidats et parents d’élèves pour les rassurer sur le déroulement du DEF dans le plus grand calme et la sérénité.

Cela pour que les résultats scolaires qu’attendent nos compatriotes soient au rendez-vous. Le Premier ministre s’est aussi réjoui de la très forte mobilisation des présidents des centres, des surveillants, des parents d’élèves et des forces de sécurité. Il a aussi rappelé aux candidats qu’ils représentent l’avenir de ce pays. «Dans 10 ou 30 ans, vous serez les cadres de ce pays. Vous êtes l’avenir du pays».

Pour sa part, la ministre de l’Éducation nationale a reconnu que le gouvernement connaît une difficulté particulière du fait de la grève des syndicats de l’éducation. «Mais, c’est une situation qui nous oblige à redoubler d’efforts et à être plus vigilants», dira Mme Sidibé Dédéou Ousmane.

Après le départ du Premier ministre, notre équipe de reportage a fait le tour de deux centres d’examen. Il s’agit des centres d’examen du Groupe scolaire «Quartier-Mali» au niveau de l’Académie de Bamako-rive droite et de Notre Dame du Niger (CNDN) au niveau de l’Académie Bamako-rive gauche. Constat : aucune perturbation majeure et aucun retard des candidats. Par contre certains surveillants absents, ont été purement et simplement remplacés.

Le centre d’examen du DEF de N’Torokorobougou a été délocalisé ainsi que celui de Quartier Mali pour des raisons de sécurité. Les deux centres du Groupe scolaire «Mamadou Konaté» (MK 1 et 2) ont été aussi transférés au CNDN pour la sécurité des candidats.

Il faut aussi noter que globalement dans les différents centres d’examen, les chefs de centre comme Aly Sagara (Quartier-Mali) et Boukari Fofana (CNDN) veillaient au grain et la présence des éléments de la police était dissuasive pour les éventuels perturbateurs.



Sidi Y. WAGUÉ

Source : ESSOR