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Présente dans notre pays depuis mardi, une délégation de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples est venue évaluer les exactions commises au nord de notre pays. La délégation a commencé le mardi 4 juin sa série de rencontres par le ministère des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine.

La Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples est le principal organe de promotion et de protection des droits humains sur le continent. Elle a été créée en 1989 par la charte de la Cédéao et reconnue par l’Union africaine. Elle a entamé un séjour dans notre pays qui va durer du 3 au 7 juin 2013.

La délégation qui a été reçue le mardi après-midi au ministère des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine comprend 7 personnes dont 3 femmes avec la représentante du ministère de la Justice. Selon le chef de la délégation, la Commission africaine est la sentinelle des droits de l’Homme sur le continent. Elle intervient partout où des violations de droits ont été constatées.

Selon elle, son arrivée au Mali devrait se faire automatiquement dès le déclenchement de la crise. Mais, la procédure a été retardée par le fait qu’il n’y avait pas d’autorité digne de ce nom en plus de certaines lenteurs d’ordre procédural. La délégation a pour mission d’enquêter sur les crimes commis au nord relatifs aux exactions d’Aguelhok de janvier 2012 et d’autres territoires jadis annexés par les terroristes. L’évaluation sera sanctionnée par un rapport.

Dans son programme, la délégation doit rencontrer plusieurs autres ministères, la Commission dialogue et réconciliation (CDR), les ayants droit des victimes des exactions d’Aguelhok, la Mission internationale de soutien au Mali (Misma), les camps de réfugiés de Niamana et Yirimadio, les organisations de défense des droits de l’Homme principalement celles opérant au Nord, le Barreau malien, la Commission nationale des droits de l’Homme, etc.

Abdrahamane Dicko

Les Échos du 06 Juin 2013