Partager

Bruits sourds

Événements du 22 mars : des policiers « tortionnaires« bientôt gradés

Dans l’euphorie des tristes évènements du 22 mars 2012, des policiers ont opéré au nom et pour le compte de l’ex-junte. En un mot, ils se sont mis au service des putschistes en appliquant à la lettre toutes leurs consignes. Ces policiers ont non seulement procédé à des arrestations, à des interpellations et ont même brutalisé d’anciens hauts cadres ou des citoyens proches du régime défunt. En guise de reconnaissance à leur participation aux côtés des mutins, de sources bien informées rapportent qu’une vingtaine d’entre eux (sous-officiers) passeront bientôt au grade de commissaire. Et une autre trentaine tous des sous-officiers porteront le titre d’inspecteur. Leur décret de nomination sera signé dans les jours à venir.

Route de Lafiabougou ACI : mineures, professionnelles de sexe

La profession de sexe est réglementée au Mali. Généralement, les personnes évoluant dans le secteur sont détentrices de carte d’autorisation qui est normalement livrée suivant leur âge et leur santé. Mais de plus en plus, derrière le cimetière de Lafiabougou jusqu’au pont de Sébénicoro, il est fréquent de rencontrer sur le trottoir nuitamment des filles de moins de 14 ans se livrant à la débauche. Dans ce cas de figure, l’on est en droit de se demander si la carte d’autorisation est délivrée dans les règles de l’art. Sinon impossible, pour les gamines, de se « vendre« au premier venu dans le cadre d’une activité pourtant réglementée. Les agents chargés de la délivrance des cartes d’autorisation sont interpellés.

Bamako : SOS bonnes

A Bamako, il est donné de constater la disparition de plus en plus fréquente d’aides-ménagères communément appelées bonnes. A Lafia Koda, deux familles ont récemment annoncé la disparition de leurs bonnes. Il y a une semaine, un taximan, a embarqué à Niono Place une rurale venue se faire un trousseau de mariage. Cette dernière demeure introuvable. La série d’enlèvements continue au grand dam de foyers qui ne savent plus à quel saint se vouer. Des citoyens pensent qu’on est peut-être en face d’un trafic humain qui doit être très rapidement circonscrit. En effet, malgré un arsenal juridique impressionnant, les trafiquants continuent de sévir et ont plus d’un tour dans leur sac. Il revient à la Brigade des mœurs et de l’enfance et aux commissariats et brigades de gendarmerie, qui établissent des pièces d’identité, de redoubler de vigilance pour juguler cette autre forme de banditisme caractérisé.