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56 000 motos immatriculés,49 000 permis livrés

L’hôtel Mandé a abrité, le samedi 5 avril, la 57e édition du Club de la radio Klédu sur les enjeux et les perspectives de l’opération et immatriculation et permis des engins à deux roues. Elle a été principalement animée par le ministre de l’Equipement et des transports, Ahmed Diané Séméga et son homologue de la Sécurité et de la Protection Civile, le général Sadio Gassama.

Pour planter le décor, le ministre Ahmed Diané Séméga a déclaré que la raison du gouvernement d’initier l’opération ‘’immatriculation et délivrance de permis des engins à deux roues’’ était de sécuriser davantage la vie des citoyens et de prévenir les morts d’hommes. Avant de relever que la prolifération des engins à deux roues est due aux carences du transport urbain.

Pour sa part, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Sadio Gassama, a présenté des statistiques très alarmantes des accidents causés par les engins à deux roues. C’est ainsi qu’il a appris aux journalistes qu’en 2008, ses services ont enregistrés 6616 accidents de motos, causant 326 morts pour la plupart des jeunes. Le seul district de Bamako a enregistré 173 morts.

Pendant deux heures d’horloge, les débats ont porté sur plusieurs sujets en commençant par le bilan à mis-parcours de l’opération qui devrait normalement prendre fin, le 30 avril.

Ahmed Diané Séméga a répondu que l’opération-test est un succès à cause de l’adhésion des populations. A ce jour, selon lui, 56 000 motos ont déjà été immatriculées et 49 000 permis délivrés.

Réagissant, à son tour, à la question des journalistes, le général Sadio Gassama dira : «l’opération commence déjà à porter ses fruits. On ne doit pas parler de l’impact tout de suite mais plutôt à moyen et à long termes».

Une autre question qui a retenu l’attention, c’est celle de savoir si l’opération n’était pas conçue pour renflouer les caisses de l’Etat. Ahmed Diané Séméga a répliqué que le manque à gagner du gouvernement est énorme dans cette opération qui a pour seul et unique but de sécuriser la vie des citoyens. Pour cette opération, a-t-il précisé, l’Etat attend 2 440 000 000 FCFA. A ce jour, 390 millions FCFA sont déjà rentrés dans les caisses de l’Etat.

Réagissant par rapport à la nécessité de multiplier les centres d’immatriculation, Ahmed Diané Séméga dira : «Il faut réadapter nos moyens aux réalités sur le terrain. Nous allons prolonger la date de clôture de l’opération mais avant tout, nous allons convenir d’un délai».

Emboîtant le pas au ministre de l’Equipement et des transports, Mamadou Koné a annoncé qu’il y aura des équipes mobiles qui vont sillonner les zones reculées et que la sensibilisation va continuer.

Pierre Fo’o MEDJO

06 Avril 2009