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Signée depuis le 13 décembre 2021, la convention partenariale entre l’Agence nationale de développement des biocarburants (Anadeb) et Badenya Groupe International reste en l’état. Malgré l’enthousiasme qui a accueilli l’annonce du projet, les travaux peinent à démarrer à cause, semble-t-il, d’obstacles administratifs pendant que Bamako est presque enseveli par ses propres déchets.

L’enthousiasme suscité par ce projet ne laissait nullement présager que le démarrage des travaux serait tant à la traîne, alors que Bamako est train de disparaître sous ses déchets. Des ordures de toutes sortes que Badenya Groupe International a proposé d’évacuer et de traiter. Mieux le projet initié à cette fin pour un coût de plus d’1 milliard de dollars, soit plus de 900 milliards de francs CFA, porte aussi sur leur transformation en énergie et en engrais organique. Pas moins de 9.000 emplois seraient créés si les activités prévues démarraient effectivement.

Selon le reportage de la chaîne de télévision nationale sur la signature de cette convention, une parcelle de 34 hectares a été acquise à Magnambougou pour abriter les installations nécessaires et quelque 600 camions sont prêts à être déployés à travers la ville.

Le projet qui pourrait traiter jusqu’à 4.000 tonnes de déchets par jour est considéré comme un pas important vers l’assainissement de la capitale malienne, avec un impact certain sur l’amélioration de la santé de ses habitants.

Seul hic : à cause des lourdeurs administratives, semble-t-il, il va falloir encore attendre pour sa mise en œuvre, malgré les engagements fermes en plus de la signature de la convention entre Badenya Groupe International et Anadeb.

La question qui taraude les esprits est de savoir quand Badenya Groupe sera effectivement autorisé à réaliser son initiative pour l’assainissement de Bamako et la santé de ses habitants, mais aussi pour la communauté des agriculteurs. Sans oublier le secteur énergétique, objet de toutes les préoccupations actuellement.

Il nous revient que ce projet n’est pas le seul “plombé” par la pesanteur administrative. Un fait qui, s’il était avéré, jurerait avec la volonté affichée de gouverner autrement le Mali. Encore qu’il n’y a pas pire façon d’encourager les investisseurs.

Drissa Togola

Source: L’Essor