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Faire le point de l’engagement de l’Union européenne au Mali depuis le déclenchement des combats pour la récupération des villes du Nord du Mali, était l’objectif de la délégation de l’UE qui a séjourné samedi 18 mai au Mali.

Pendant leur séjour, Maciej Popowski, secrétaire général adjoint au service européen d’action extérieure (SEAE), et le général Patrick de Roussiers, chef d’état-major du comité militaire de l’UE, ont rencontré les autorités maliennes : le Premier ministre et le ministre de la Défense, ainsi que la mission de l’Union européenne au Mali (EUTM) et le bataillon « Waraba » en formation à Koulikoro.

Le samedi 18 mai, au siège de l’EUTM, à l’ACI-2000, les hôtes assistés des membres de la mission de l’EUTM dont le chef de la Mission européenne de formation de l’armée malienne, le général français François Lecointre, ont expliqué les raisons qui ont prévalu à leur visite au Mali. Il a été surtout question des interventions de l’UE au Mali. Il s’agit selon Maciej Popowski, de l’organisation de la présidentielle, de la gouvernance, du dialogue et de la réconciliation prônée par les autorités, de la sécurité civile, de la formation du bataillon « Waraba ».

Le général Lecointre a informé les médias de la fin très prochaine de la formation du premier bataillon de l’armée malienne (le bataillon Waraba) le 8 juin prochain ré-entraîné par les instructeurs européens au camp de Koulikoro (la deuxième région administrative, située à une soixantaine de km de Bamako).

A ses dires, le bataillon « Waraba » fort de 700 hommes « qui ont acquis un niveau professionnel extrêmement élevé » sera incessamment déployé. Où ? Le général n’en dit pas plus. Mais, il affirme que c’est aux autorités maliennes (le chef d’état-major, le ministre de la Défense, de décider leur lieu de déploiement.

Pour le chef de la Mission européenne de formation de l’armée malienne, les instructeurs sont enthousiasmés par l’engagement de l’UE dans la reconstruction du bataillon. « Le bataillon sera révélateur de tout ce que nous faisons au Mali ». Il dit être convaincu que tout va changer grâce à l’état d’esprit qui va évoluer et promet l’efficacité du bataillon sur le terrain. Après ce premier bataillon, poursuit le général Lecointre, le mandat de l’ONU, rappelle-t-il, prévoit la formation de 3 autres batillons, ce qui représente, ajoute l’expert militaire, la moitié de la capacité de l’armée malienne.

Le général Patrick de Roussiers, chef d’état-major du comité militaire de l’UE ajoutera que l’équipement, la formation de l’armée malienne sont prévus dans le dispositif de l’UE ce, dans la durée, mais soulignera-t-il, « pas par l’UE seulement ». La contribution des nations prise individuellement est également attendue.

Au-delà du soutien aux Forces armées du Mali, Maciej Popowski, dira qu’ils sont en train de développer des idées pour soutenir la police et la gendarmerie malienne. « Les besoins sont clairs, il faut choisir les meilleures options pour le faire ».

Le mérite de la mission EUTM-Mali sera de mettre ensemble l’encadrement et la troupe et de récréer ce lien de confiance en leur donnant une solide formation à chacun, ce qui permettra d’assurer de la compétence au niveau supérieur et au niveau subordonné.

C’est sur la compétence qu’est fondée la confiance.

A. S.

20 Mai 2013