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Le Programme de développement institutionnel (PDI) a organisé, hier lundi, au centre Aoua Keïta, un atelier de restitution de l’étude relative à l’évaluation de la loi 94-009 du 22 mars 1994 fixant les principes fondamentaux de la création, de l’organisation, de la gestion et du contrôle des services publics au Mali. L’objectif recherché est, entre autres, d’assurer la meilleure maîtrise possible du développement des structures administratives au Mali.

Depuis l’avènement de la démocratie au Mali suite aux évènements de mars 1991, le Gouvernement s’est engagé dans un processus de reformes institutionnelles qui a conduit à des mutations profondes de son environnement politique, économique et socioculturel en vue de prendre en charge les exigences des citoyens pour la meilleure gestion possible des affaires publiques. Au plan politique, cela s’est traduit par l’élaboration et la mise en œuvre d’une politique de décentralisation administrative dans le but d’assurer une participation responsable des citoyens.
Pour favoriser le développement du secteur privé, considéré comme moteur du développement, le Mali s’est engagé dans un processus de privatisation et de désengagement progressif de l’Etat de l’activité du secteur productif.

En présidant l’ouverture des travaux, le chef de cabinet du ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l’Etat et des Relations avec les institutions, Abdrahamane Touré, a rappelé que toutes ces mutations dont les nouvelles attentes des usagers du secteur public ont des conséquences sur le rôle de l’Etat et ses missions de service public.

C’est pourquoi, le Programme de développement institutionnel (PDI) adopté par le Gouvernement en juillet 2003 accorde, a-t-il dit, une place importante à l’adaptation de l’administration au nouveau contexte. L’évaluation de la loi 94-009 du 22 mars 1994 se situe dans ce cadre.

Après plus de 10 ans d’application, cette loi souffre de certaines insuffisances dans son application correcte : la réduction de son champ d’application, la lourdeur de la procédure de création de certains services et le non-respect de la démarcation entre fonctions politiques et fonctions administratives.

Cependant, il a invité les participants à examiner l’évaluation soumise à leur appréciation dans la mesure où il s’agit, pour le Mali, d’avoir une loi de principe, de référence servant de cadre juridique approprié pour la création, l’organisation, la gestion et le contrôle des services publics.

Ramata TEMBELY

20 juin 2006