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Le Comité national d’éthique pour la santé et les
sciences de la vie (CNESS) a pour mission de donner
des avis sur les problèmes éthiques soulevés par les
progrès de la connaissance dans les domaines de la
médecine, de la pharmacie, de la biologie, de la santé
et des autres sciences de la vie.

Cet atelier qui prendra fin le 24 juin 2005 se
focalisera sur les aspects de l’éthique en santé et en
recherche biomédicale. Il s’agira d’harmoniser la
vision malienne sur les aspects éthiques dans le
domaine de la santé et des sciences de la vie.
Plusieurs thèmes seront débattus pendant les quatre
jours de l’atelier.

Ces 15 dernières années ont vu le développement des
textes et des guides pour la prise en compte des
aspects éthiques dans les pays industrialisés. Des
comités d’éthique institutionnel et national ont été
créés pour la prise en compte de la <<dimension
humaine
>> dans les programmes de recherche et d’action
de santé.

Le Mali a vu naître ses premiers comités
d’éthiques institutionnels en 1995. Grâce à la
collaboration entre l’Ecole Nationale de Médecine et
de Pharmacie avec le LPD/NIH USA le 1er comité
d’éthique institutionnel a été créé au Mali en 1994.
Depuis, l’expérience de l’ENMP a fait école au Mali et
en Afrique.

Le Comité d’Ethique Institutionnel de l’INRSP a été
mis en place en 2000. Tous ces deux CEI ont été
certifiés et enregristrés à la FDA/USA avec un numéro
FWA (Federal Wire Assurance). Le comité d’éthique
national a été créé en 2002.

Dans son allocution le Pr Bocar Sall, président du
Comité national d’éthique pour la santé et les
sciences de la vie a salué la tenue de ce premier
atelier.

L’éthique médicale, avec le serment d’hyppocrate,
remonte à plus de 2400 ans. Puis on observa de longs
siècles de quasi silence. C’est suite aux crimes nazis
pendant la 2ème guerre mondiale que sont apparus les
codes éthiques modernes reconnus par la communauté
internationale.

Selon le professeur Bocar Sall, le développement de
la science et de la technologie, la recherche sur
l’homme et son environnement connaissent un essor
considérable ces trente dernières années et
constituent des facteurs essentiels de développement
socio-sanitaire et économique.

Il a indiqué que face à
la Mondialisation et l’impossibilité de contrôler la
déviance de certains chercheurs, les pays
industrialisés, l’Association médicale mondiale,
l’OMS, l’UNESCO, le CIOMS et l’ONU ont élaboré des
règles communes et standardisés de gestion éthique des
problèmes de développement et de la recherche sur
l’homme et son environnement.

Dans son discours d’ouverture, Mme le ministre de la
Santé a fait savoir que des problèmes d’éthique à
l’heure de la Mondialisation sont nombreux et
d’actualité. Elle a cité le clonage humain, les OGM,
la fécondation in vitro, les bonnes pratiques
médicales.

Elle a mis l’accent sur la qualité des
soins à l’ensemble de la population et invité les
participants à des débats francs. Elle a rassuré les
participants du soutien de son département.

Tiémoko TRAORE

23 juin 2005