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L’Hôtel Kempinsky a servi de cadre pendant trois jours (les 13, 14
et 15 décembre) de l’atelier international sur “l’éthique en
matière de recherche clinique dans les pays en développement
”.

Organisé par le département of Bioethics NIH des Etats Unis et le
Malaria Research and Training Center (MRCT) de l’Université de
Bamako, cet atelier a regroupé une soixantaine de membres des
comités d’éthique et des rechercheurs venus de 10 pays d’Afrique,
de la Suisse et des Etats-Unis d’Amérique.

C’était une occasion de partager les expériences dans le domaine
de la recherche et de l’éthique, de discuter des risques, des
avantages de la recherche, de la notion d’influence. Et cela pour
trouver des voies et moyens afin d’assurer le respect de
l’autonomie, de minimiser les risques et maximiser les bénéfices,
d’assurer une distribution équitable des risques et bénéfices au
niveau des participants à la recherche de voies et moyens
d’appliquer le consentiment éclairé dans les pédiatries en
Afrique.

DES RECHERCHES DE QUALITE EN MEDECINE

Un élément pédagogique composé des données de l’équipe du Pr
Ogobara Doumbo, de NIH et de AMMANET a servi de base aux
discussions. Ainsi, dans son intervention, le représentant du NIH
a félicité le Malaria Research and Training Center (MRCT) à
travers le Pr Ogobara Doumbo et son équipe.

Dans son discours d’ouverture, le chef de Cabinet Dr Yaya
Coulibaly, représentant le ministre des Enseignements Secondaire,
Supérieur et de la Recherche Scientifique a rappelé que depuis
1994, le Mali s’est engagé dans une dynamique de recherche de
qualité dans le domaine médical en créant le comité éthique de la
Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontostomatologie en
collaboration avec le NIH.

TROIS COMITES D’ETHIQUE AU MALI

C’est dans ce cadre qu’en 2003, notre pays, à travers le MRCT/NIH,
a organisé la première conférence d’éthique internationale pour la
recherche biomédicale qui a regroupé 80 chercheurs venus de tous
les horizons.

Selon lui, aujourd’hui, le Mali dispose de trois
comités d’éthique : le Comité d’éthique de la Faculté de Médecine,
de Pharmacie et d’Odontostomatologie, le Comité National d’éthique
en sciences de la Santé et le comité institutionnel de l’Institut
National de Recherche en Santé Publique.

A en croire Dr Coulibaly, la formation certificative organisée en
2003 a permis de fournir aux chercheurs des différentes instituts
de recherche du ministère de la Santé et de la FMPOS, des
compétences de base.
Selon lui, c’est à travers les compétences de bases acquises en
2003 que les instituts ont été évalués et ont obtenu le Numéro FWA
(Federal Wide Assurance) ; ce qui prouve à suffisance la qualité
de travail que fait.

Pour lui, l’organisation de cet atelier s’inscrit dans la
continuité des actes posés il y a quelques années. Il s’agit de la
formation du deuxième niveau plus spécialisé sur les aspects
d’éthique de la recherche clinique impliquant les enfants et les
femmes enceintes de la région africaine, les couches très
vulnérables de la population.

Ainsi, durant trois jours, les participants ont analysé les
Directives au niveau international afin de les adapter au contexte
africain. Comme en 2003, il s’agit là aussi d’une formation
certificative, a-t-il précisé.

DES PAS IMPORTANTS DANS LA RECHERCHE

Il a, par ailleurs souligné que le Mali se félicite de la qualité
de la coopération avec les pays participants. Une coopération
exemplaire selon lui, qui a permis à notre pays de faire des pas
importants dans le domaine de la recherche sur le paludisme et
possédant un centre de référence international dans ce domaine.

Avant de remercier et de féliciter le professeur Ogobara Doumbo,
Directeur du MRCT et son équipe, qui se ménagent aucun effort pour
aider à relever la qualité de la recherche dans le domaine
biomédical.

Il a par ailleurs assuré qu’au regard des thèmes retenus, le
ministère des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la
Recherche Scientifique attachera une importance particulière aux
conclusions de cet atelier.

Avant de souhaiter que ces formations seront l’occasion de créer
des réseaux efficaces de recherche partagée non seulement entre
pays africains mais également entre l’Afrique et le reste du
monde.

Dado CAMARA

17 Décembre 2007.