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La vaccination contre la Covid-19 est en cours au Mali depuis le 31 mars 2020. Si le premier vaccin administré aux Maliens est l’Astra Zeneca, un autre vaccin, le Johnson & Johnson a suivi. La disponibilité de ce choix pousse des personnes à vouloir utiliser les deux types de vaccins.

« J’ai fait le vaccin AstraZeneca, j’attendais le rendez-vous de ma seconde dose quand le Johnson & Johnson est arrivé. J’ai alors décidé de faire la dose unique de Johnson & Johnson », témoigne Alassane Traoré, journaliste, la cinquantaine.

Utiliser deux types de vaccins est-il dangereux ?

« Selon les recommandations de l’OMS que nous appliquons, il est, pour le moment, déconseillé de recevoir deux types de vaccins pour prévenir la Covid-19, explique à BenbereVerif docteur Ibrahima Diarra, chef du Centre national d’immunisation. Parce que s’il y a des effets secondaires, on ne saura pas à [quel vaccin] les attribuer. Et si nous découvrons qu’une personne a fait deux vaccins différents, nous la mettons sous surveillance. »

Des études parues dans des revues scientifiques jugées crédibles comme The Lancet estiment que recevoir deux vaccins différents « offrirait une meilleure réponse immunitaire. »

Des exemples existent

Plusieurs pays ont mené des études sur l’opportunité et l’efficacité de combiner deux vaccins différents contre la Covid-19. En Allemagne, les autorités sanitaires du pays avaient recommandé aux personnes qui avaient reçu une première dose du vaccin AstraZeneca de le combiner avec l’un des deux vaccins : Pfizer ou Moderna. Pour s’assurer de la confiance de la population, la chancelière allemande, Angela Merkel, 66 ans, qui avait reçu une première dose d’AZ, a elle-même été vaccinée avec un deuxième composant de Moderna en juin.

Au Mali, environ 260 000 personnes ont été complètement vaccinées contre la Covid-19, selon le ministère de la Santé, à la date du 27 octobre 2021. Pour l’instant, il est important de rester derrière les recommandations des autorités sanitaires du pays et ses partenaires qui l’accompagnent dans la lutte contre la pandémie, comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Par Aliou DIALLO

« Malidiction»

De la forfaiture des premiers responsables de la IIIe République, conséquences des compromissions dont ils ont le secret, à la crapulerie érigée en mode de gouvernance qui a conduit au chaos actuel, le Mali est passé par toutes les étapes de la dégénérescence. Tant et si bien que le grand corps malade sous perfusion, des institutions de Bretton Wood, objet de tous les quolibets à la belle époque du général Moussa Traoré et même après, se trouve actuellement à l’article de la mort sous une drôle de tutelle d’une certaine communauté internationale, car des dizaines de milliers de ‘’compétences’’ dépêchées à son chevet, histoire de le sauver semble curieusement aggravé son cas tout en se montrant hostile à toute thérapie alternative.

Des prêcheurs du désert ont toujours dénoncé ces incongruités. En vain. Ils ne seront jamais écoutés et, pire, ils passent pour des aigris sociaux. De ces dérapages et dérives qui sautent à l’œil crescendo, aucun Malien n’est innocent. Tous coupables ! Le citoyen lambda qui pense n’avoir que des droits, jamais de devoir vis-à-vis de la société et qui ignore la poutre plantée dans son œil pour ne voir que la brindille de celui de son prochain. L’acteur politique qui jure mordicus de servir son peuple si jamais celui-ci lui accordait sa confiance mais qui une fois les commandes en mains, ne pense qu’à se servir. L’agent public, porteurs d’uniformes ou non, pense être maudit s’il ne vole pas. Cela, très souvent en complicité avec les milieux d’affaires peu soucieux d’alimenter les caisses de l’Etat avec les impôts et fiscalités de porte liés à leurs activités mais plutôt intéressés par les surfacturations, les faux exo et agréments.

Pour tout dire, notre pays est sous respiration artificielle, les convulsions d’agonisants des rares citoyens (au sens noble du terme) pour nous ‘’désantuber’’ et susciter le sursaut national sont farouchement combattus de l’intérieur. Alors, attendons le miracle. Il viendra peut-être de Dieu.

Dèbè Tall.

Source: Le Challenger