Partager

Longuement attendus, les Etats généraux sur la corruption qui se déroulent du 25 au 28 Novembre au Centre International de Conférences de Bamako annoncent un espoir de vaincre le fléau qui gangrène nos systèmes socio-économique et politique.

Sortie en nombre pour apporter son soutien et sa contribution à la lutte contre la corruption et la délinquance financière au Mali, la population malienne a manifesté son attachement à cette initiative qui permettra d’apporter de la lumière sur le phénomène et de produire les voies et moyens de l’enrayer et à défaut de le réduire au maximum.

Une mobilisation a la hauteur de l’événement

Pourquoi une mobilisation aussi massive ? La corruption est-elle nouvelle sur le territoire malien ? En tout cas, de nos jours, bien que pratique ancienne, la corruption a atteint son paroxysme. Malgré la multiplication des services de contrôle et les mesures de répression, le phénomène reste vif.

La corruption, l’affairisme, le népotisme, la gabegie et même le clientélisme battent de nos jours leur plein sur le territoire malien. Et pourtant, en analysant le phénomène, son ampleur n’est pas proportionnel à l’effectif stigmatisé. Alors qui est corrompu ? On ne peut apporter une réponse précise à cette question. Selon le président ATT : “Pas de corrupteurs sans corrompus”.

Des recommandations pertinentes attendues

Le président de la République, le chef du gouvernement, les partenaires étrangers et les représentants des organisations de la société civile sont autour du sujet du 25 au 28 Novembre pour rechercher des propositions qui permettent de combattre efficacement le phénomène de corruption. Les recommandations seront faites à l’issue de ces états généraux et place sera faite à leur application pour conjurer le mal. Qui seront à la barre ?

On ne saurait apporter une réponse, mais il faut reconnaître que les différents régimes qui se sont succédés ont tous eu à gérer le phénomène en leur manière. Le président ATT, au cours de son intervention, il a cité <<l’opération taxi>> de la première République, ,le <<crime d’enrichissement illicite>> de la 2ème République, chacune d’elles ayant tenté d’apporter des solutions à sa manière.

Même si certaines ont été plus atroces, aujourd’hui, avec l’évolution, le Mali démocratique peut-il faire appliquer la règle “qui prend paye ?” Seules les recommandations et les propositions issues de ces états généraux et leur application nous en diront. En tout cas, l’espoir est grandissant qu’il y aura une nouvelle donne dans la gestion des affaires publiques.

Ousmane BERTHE (Stagiaire)

26 Novembre 2008