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Près de 245 participants en provenance des services de sécurité, forces armées, organisations socioprofessionnelles et personnes ressources de haut niveau dans les domaines de la paix, de la sécurité et du développement, ont pris part à ces travaux.

Identifier les éléments de la « politique nationale de sécurité », amener toutes les composantes de la nation à participer activement à un débat franc et direct sur la conception d’un programme cohérent et harmonisé de sécurité, réunir les éléments d’un projet de loi d’orientation et de programmation en matière de sécurité et installer un cadre de concertation, de coordination et de gestion participative des questions de sécurité entre tous les acteurs, représentent les quatre principaux objectifs visés par ce forum.

Selon le premier ministre, trois exigences sont inhérentes à la sécurité : exigence du respect des droits fondamentaux de la personne humaine, exigence de la transparence dans nos actions quotidienne et exigence du réalisme.

Le premier critère de performance pour le gouvernement, reste l’obligation de résultat.

Et pour arriver à ce résultat, la conception d’un programme d’action avec des objectifs précis, des échéances et un mécanisme de suivi évaluation a vu le jour.

A l’issue des travaux du forum, un projet de plan d’actions est né, chose que le chef de gouvernement a fortement saluée.

Ce projet de plan d’actions sera opérationnel sous peu, afin que la gestion des problèmes de sécurité dépasse le rituel et s’inscrive dans le quotidien.

A la fin des travaux, recommandations suivantes ont été émises par les participants : mise en place de commissions régionales et locales de lutte contre la prolifération des armes légères ; création d’une base de données communes à l’ensemble des services de sécurité et le recensement et l’identification des fabricants des armes artisanales.

Par rapport à la criminalité transfrontalière, poursuite et renforcement des actions de l’Agence pour la promotion et l’emploi des jeunes et mise en place d’une politique de communication pour mieux sensibiliser aux conséquences de vandalisme et application de lois plus sévères contre les casseurs, ont été recommandés par les participants.

Instauration d’un permis de conduire et port du casque pour les motocyclistes, réglementation des ralentisseurs de vitesse et création d’un cadre de concertation entre les différentes confréries sous les auspices des pouvoirs publics, ont été proposées par les participants pour contrer l’insécurité routière, fluviale et la montée de l’intolérance religieuse.

Pour le renforcement des capacités opérationnelles, dotation progressive des unités en moyens matériels, augmentation sensible des effectifs par la poursuite des recrutements et réalisation d’un meilleur maillage du territoire par la création de nouvelles unités et le recentrage des unités existantes, inciter les unités à plus de rigueur dans la recherche et l’analyse du renseignement prévisionnel, ont également été suggérés par les participants.

25 novembre 2005.