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L’état d’urgence est entré en vigueur lundi dans trois provinces d’Egypte secouées par des violences meurtrières. Dans un discours à la nation dimanche soir, le chef de l’Etat a convié les représentants des forces politiques, de l’opposition comme de partis le soutenant, à discuter à 18H00 locales (16H00 GMT) au palais présidentiel au Caire. Le parti Al-Dostour du Prix Nobel de la paix Mohamed ElBaradei, l’ancien patron de la Ligue arabe Amr Moussa et le troisième homme de la présidentielle de l’an dernier, Hamdeen Sabbahi, ont ainsi été invités, tout comme le Parti de la Liberté et de la Justice (PLJ), la formation islamiste de M. Morsi. Le Front du salut national (FSN), principale coalition de l’opposition dont MM. ElBaradei, Moussa et Sabbahi sont les figures de proue, doit se réunir en début d’après-midi pour déterminer sa réponse à l’invitation de M. Morsi, a indiqué l’un de ses membres à l’AFP. Mais le mouvement de M. Sabbahi, le Courant populaire, a déjà annoncé son « refus de participer à un dialogue alors que se poursuit l’effusion de sang et que continuent les crimes du régime contre les manifestants », réclamant des « garanties » de réussite du dialogue. M. ElBaradei a de son côté affirmé sur Twitter: « Si le président n’assume pas la responsabilité des événements sanglants, ne s’engage pas à former un gouvernement de salut national et une commission pour amender la Constitution, tout dialogue sera une perte de temps ». AFP