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Faire la lumière sur les actions menées par le Canada sur la scène internationale et au Mali, représentait le principal objectif de cette conférence.

Deux thèmes : présentation de la commission pour l’Afrique et le NEPAD ont été développés durant cette rencontre.

Pour Mme Ouimet, son pays a besoin d’un partenariat d’un genre nouveau, afin d’agir avec l’ampleur nécessaire pour résoudre les problèmes.

Principes défendus dans le rapport de la commission, principes basés sur l’aspect global et interdépendant des problèmes et des solutions, ont été développés par Mme Ouimet par rapport au thème de la présentation de la commission pour l’Afrique.

Pour l’ambassadeur du Canada au Mali, afin de remettre sur la machine du développement sur les rails en Afrique, rendre compte de leur action au peuple et développer les capacités des structures publiques au niveau continental, régional, national et local, s’avère nécessaire pour les dirigeants, et le tout, bien sûr, se passant dans un contexte, où paix et sécurité règneront.

Pour arriver à ces résultats, la commission demande une augmentation de l’aide de 25 milliards de dollars, c’est-à-dire de 12750 milliards de Fcfa par an, d’ici 2010.
D’ici 2008-2009, le Canada compte doubler son aide à l’Afrique, ce qui équivaudra à 118 milliards de Fcfa supplémentaires pour la santé, 110 milliards de Fcfa pour l’allègement de la dette et 55 milliards de Fcfa chaque année sur 5 ans pour la paix et la sécurité.

Par rapport au second thème, objectifs communs à tout le continent pour promouvoir la croissance économique grâce à des investissements aux plans des infrastructures, de l’agriculture, de l’industrie, du commerce, du transport, ainsi que le développement de l’éducation, la santé pour un mieux-être de l’homme africain, ont été fixés par le NEPAD, selon Mr Haïdara.

L’africain, est selon Mr Haïdara, le plus mal loti de la planète, avec un revenu de 1 dollar par jour pour 350 millions d’habitants, représentant la moitié de sa population.

L’une des grandes ambitions du NEPAD, est de sortir l’Afrique de sa marginalisation, (avec seulement 1% du commerce mondial), afin de l’intégrer dans l’économie mondiale.

Ceci en attirant les investissements étrangers par la stabilisation du continent, la préservation de la paix, de la sécurité, la bonne gouvernance politique, économique et sociale.

Durant le sommet du G8 de Kananaskis, un plan d’action pour l’Afrique, en réponse au NEPAD, comportant 111 engagements, a été élaboré.
Le Canada, afin de mettre en route ses engagements, créera de suite  » Le Fonds Canadien pour l’Afrique « , doté de 275 milliards de Fcfa pour 5 ans, s’étalant de 2002 à 2007.

28% des financements prévus seront investis dans l’agriculture, l’environnement et l’eau.

Suivent avec 24%, le commerce et l’investissement. La santé avec 22% ; la gouvernance, la paix et la sécurité avec 15%, la réduction du fossé numérique avec 7% et les problèmes d’ordre administratif avec 4%, a annoncé Mr Haïdara.

4 Avril 2005