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3 195 détaillants formés, 1 396 financés pour 1,078 milliard de FCFA Les conditions de vente des produits au cœur de la phase II en gestation.


Le Projet d’appui aux commerçants détaillants (PACD) qui a été adopté, en novembre 2004, par le gouvernement pour une durée de quatre ans et lancé en juillet 2005, tire vers sa fin, prévue pour le 31 décembre. En attendant, sa reconduction pour une seconde phase, les différents acteurs impliqués se sont rencontrés, le lundi 30 juin, dans la salle de conférence du ministère de l’Economie, de l’industrie et du commerce, pour se faire une idée sur le chemin parcouru.

Malgré les insuffisances, toutes les parties prenantes sont unanimes sur la nécessité de poursuivre ce projet qui a permis d’octroyer plus d’un milliard de FCFA de financements aux détaillants.

Présidée par le Chef de cabinet du ministère de l’Economie, de l’industrie et du commerce, Amadou Daouda Diallo, avec à ses côtés, la Conseillère technique chargée du commerce, cette rencontre a regroupé le Comité de coordination du PACD, les responsables de la Coordination des commerçants détaillants,

du Synacodem et des Comités des Centres de gestion agréés (CGA) les experts comptables agréés, les représentanst des banques (BDM-Sa, BMS-Sa, BRS, BCS) des services techniques d’appui (ANPE, FARE, FAFPA, CERCAP).

L’objectif était de faire le point des activités réalisées dans le cadre de ce projet et de faire des propositions pour la phase II (2009-2010).

D’entrée de jeu, le Chef de cabinet du département a mis un accent particulier sur ce projet hautement politique initié par le président ATT auquel le gouvernement accorde une attention particulière. C’est pourquoi le ministre avait convoqué cette rencontre pour se faire une idée générale sur le projet dont la première phase prendra fin le 31 décembre 2008.

Le PACD a pour objectif essentiel la modernisation du commerce en général et du commerce du détail en particulier. D’une durée de quatre ans, le projet à un coût estimatif de 3.950.412. 000 Fcfa. Suivant le constat dressé par son Coordinateur, Abdoul Karim Diallo, le PACD a fait du chemin.

En effet, il a permis, à nos jours, la mise en place de 18 CGA à travers le pays, la formation de 3 195 commerçants détaillants aux techniques de gestion sur lesquels, 1 396 ont été financés pour 1 078 700 000 FCFA, suivant des conventions de partenariat signées avec quatre banques BMS-Sa (623 millions de FCFA) BDM-Sa (255 millions) BRS (152 millions) et BCS (48 millions).

Le montant total des remboursements effectués est de près de 400 millions de FCFA. Le taux de remboursement est de 75% pour les CGA du District qui sont équipés et fonctionnels et 55% pour ceux de l’intérieur qui sont partiellement équipés.

Si ce taux apparaît bas, il n’est pas inquiétant dans la mesure où les crédits n’ont pas atteint leur limite. Au-delà du financement, les crédits ouverts ont permis la création, la formation et l’équipements des CGA dont les huit de Bamako sont tous fonctionnels.

Conformément à ses missions, le projet a permis un accroissement du nombre de détaillants déclarés à la patente. Ainsi en 2006, année au cours de laquelle il y a eu beaucoup de financements, le niveau de recouvrement des patentes vignettes synthétiques a été de plus de 2,6 milliards de FCFA contre 1,4 milliard en 2005

Si la phase II du projet en gestation doit permettre de consolider les acquis en poursuivant la formation et le financement des détaillants, le Coordinateur du PACD dira que cette phase II va s’atteler aussi à la promotion d’un environnement sain de vente de produits locaux, cela par la conception de modèles d’étals et de kiosques multiufonctionnels dans lesquels les aliments seront préparés et vendus (beignets, jus de mangue, djuka, akra, atiéké…).

Il est prévu aussi la conception et la vulgarisation de modèles d’emballage pour les aliments de grande consommation en fast fod et de faire en sorte que la gamme d’aliments puisse être présentée dans les emballages convenables.

La phase II prévoit est également la sensibilisation des vendeurs sur la sécurité sanitaire des produits alimentaires. Le coût estimatif est évalué à près d’un milliard de FCFA.

Au cours des échanges, les acteurs ont soulevé la nécessité d’une véritable évaluation du projet avant sa clôture pour mieux s’imprégner des acquis et des insuffisances. Ils ont tous reconnu la pertinence de ce projet dont la gestion doit être, à la longue, confiée aux détaillants.Le niveau de remboursement des prêts étant jugé peu satisfaisant, les uns et les autres ont exhorté à une intensification de la sensibilisation.

Le respect des engagements contractuels étant l’une des conditions essentielles pour la pérennisation du projet, les différents intervenants n’ont pas hésité de préconiser, conformément à la loi, le recours à des poursuites judiciaires contre ceux qui refusent de rembourser leur prêt.

-Youssouf CAMARA

01 Juillet 2008