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Les ministres des Finances des huit pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) viennent de durcir les conditions de création et d’exercice du métier de banque dans notre espace.

Le 17 septembre dernier, réunis à Dakar, les ministres des Finances des huit pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine ont décidé de relever le capital social minimum applicable aux banques et établissements financiers de l’Uémoa.

En clair, selon la décision des ministres, à partir du 1er janvier 2008, pour obtenir un agrément d’ouverture d’une banque ou d’un établissement financier, il faut disposer d’un capital de 5 milliards de F CFA pour les banques et d’un milliard de F CFA pour les établissements financiers.

Les banques qui existent déjà dans la zone Uémoa ont trois ans, c’est-à-dire, jusqu’au 31 décembre 2010, pour relever leur capital à ce niveau ou mettre la clé sous le paillasson.

Selon la décision des ministres, juste après 2010, c’est-à-dire après le relèvement du capital à 5 milliards F CFA, la Bcéao procèdera à une seconde évaluation, et ce, sans précision de délai.

Après 2010, les banques devraient porter leur capital à 10 milliards F CFA minimum, et les établissements financiers à 3 milliards de F CFA.

Affaire à suivre.

Alexis Kalambry

19 octobre 2007.