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En marge de la journée mondiale de l’alimentation (JMA 2018), célébrée le 22 octobre, l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture a organisé une conférence de haut niveau sur les perspectives de lutte contre la faim d’ici 2030.
Le thème retenu pour la conférence était : « agir pour l’avenir, la faim zéro en 2030 c’est possible ». Il s’agissait pour l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture de réunir les acteurs autour de l’épineuse question de lutte contre la faim dans notre pays et les stratégies à adopter d’ici 2030.

Après avoir brossé sur la situation au Mali, le représentant de la Fao au Mali, Amadou A. Diallo, a fait savoir que le phénomène touche plusieurs millions de personnes dans notre pays et au Sahel. « 500 millions de producteurs sont confrontés au problème de sécurisation des terres. Cette situation fait perdre 2,65 milliards par an dans notre pays, selon une étude de la FAO », explique-t-il. Selon lui, la question qui se pose est comment doublé la production d’ici 2030. « C’est la principale question. L’amélioration de la productivité de 500 millions de producteurs. Puis que la production est encore artisanale. Si nous voulons changer, je pense qu’il faut plus d’engagement dans ce sens», indique-t-il. Encore faudra-t-il associé la transformation, ajoute-t-il. « Les infrastructures de bases sont aussi impérieuses. L’écoulement doit être facilité. Il y a des services qui sont fondamentaux pour l’atteinte des objectifs », précise-t-il.

Le ministre de l’Agriculture, Dr Nango Dembélé est revenu sur les différentes politiques élaborées par le gouvernement. « Depuis la promulgation de la loi portant orientation agricole, le gouvernement s’est attelé à une mise en œuvre d’une politique de lutte contre la faim. Ainsi, il a été élaboré la politique de développement agricole et son plan d’action dont le programme national d’investissement dans le secteur. Les programmes en cours traduisent dans les faits l’engagement du gouvernement dans ce sens», laissé entre le ministre Dembélé.

Pour preuve, poursuit-il, ‘’l’allocation de 15% du budget national, l’octroi des intrants agricoles, les aménagements agropastorale, la préparation des agriculteurs à s’inséré dans les marché internationaux’’.

Malgré ses engagements, une des questions clé qu’il faudra régler est le dialogue permanent inter-secteurs. « Puisque les disparités sont multiples et exigent un coup financier », renchéri-t-il.

Pour les perspectives, le ministre a prôné la préservation et une volonté d’aller à l’essentiel, la bonification des terres agricoles, l’amélioration de la qualité des investissements. « Même si la loi sur la sécurisation du foncier rural votée en 2017 pour y faire face et la mise en place de commission au niveau du département de l’Agriculture. Mais c’est un longue processus long puisque c’est complexe», souligne Dr Nango Dembélé.

Bréhima Sogoba
L’Indfcateur du Renouveau du 23 Octobre 2018