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La vie en groupe génère des déchets et des saletés de toutes sortes qui, lorsqu’ils ne sont bien gérés peuvent être nuisibles à la société tout entière. L’accumulation des déchets entraîne des déséquilibres dans l’environnement qui détériorent le cadre de vie, de même qu’ils causent des maladies liées à la saleté et à la malpropreté.

Mais généralement, les problèmes liés à l’environnement sont plus visibles dans les villes que dans les campagnes où l’équilibre de la nature est quelque peu mieux préservé.

Les grandes concentrations humaines qu’on voit dans les villes favorisent énormément la formation de déchets qui sont source de maladies et de dégradation du cadre de vie par la prolifération de rats et de souris qu’elles engendrent.

Ces animalcules, dont la cohabitation avec l’homme n’est pas du tout facile, représentent en fait un grand danger pour la santé de celui-ci par les nombreux microbes dont ils sont porteurs et qu’ils peuvent transmettre facilement.

Les problèmes de pollution et de dégradation de l’environnement ont commencé à se poser en termes aigus avec la naissance et le développement rapide de l’ère industrielle où des machines de toutes sortes ont envahi les sociétés humaines.

L’Occident, qui est à l’origine de ce fléau, en fut la première victime avant de passer le relais aux pays du Tiers-monde moins développés. Les engins mécaniques de l’ère industrielle fonctionnant essentiellement avec les hydrocarbures, dégagent de la fumée et d’autres émanations de gaz qui non seulement polluent l’atmosphère, mais également amènent des maladies respiratoires pour lesquelles les hôpitaux ne sont pas toujours bien équipés.

Dans les entreprises, les usines marchant de la même manière, causent les mêmes dégâts. La trop forte mécanisation de la société a donc donné naissance à la pollution et au problème de préservation de la nature. Les avancées notables obtenues dans le domaine de la science et de la technique, tout en rendant plus agréable la vie, ont produit de nouveaux problèmes qui sont un peu comme le revers de la médaille.

Parce qu’aux siècles antérieurs aux 18e et 19e, lorsque les progrès scientifiques et techniques n’avaient pas si transformé le monde, on ne parlait pas de pollution.

Aujourd’hui, celle-ci est devenue une réalité comme le Sida ou le cancer qui sont eux aussi des enfants de la modernité. En Occident (et même dans certains pays africains), les villes sont si polluées que leurs habitants se réfugient parfois dans les campagnes à la recherche de la verdure et de l’air pur.

Mais, les besoins de la société de consommation sont tels que les forêts sont de plus en plus coupées pour leur bois qui est transformé en meubles et en matériaux de construction des maisons.

La conséquence de cette situation est le recul, sinon la disparition des forêts transformées en biens de consommation courante, ainsi que l’éloignement des bêtes sauvages obligés de se retirer dans des réserves.

Le développement incontrôlé de la pêche industrielle décime les populations de poissons dans les mers et fait des ravages sur les côtes maritimes ; cette même activité pollue les eaux qui, mélangées à ses substances chimiques toxiques, détruisent systématiquement la faune marine.

Chez nous, les activités industrielles contribuent à souiller l’eau et les berges de nos grands fleuves (Sénégal, Niger, etc). Dans les grandes villes, malgré l’existence des services de voirie, les ordures industrielles et ménagères s’entassent sur les dépotoirs et les décharges publiques, contribuant de cette façon à dénaturer l’environnement.

Mais à tout prendre, les pays africains ne sont pas au même niveau de pollution que ceux du Nord. Ceux-ci produisent beaucoup de déchets, mais en raison de la pression des associations de défense des consommateurs, de la société civile, ils se voient contraints soit de les faire disparaître, soit de les reconvertir pour qu’ils ne nuisent pas à la santé des citoyens, ce qui n’est pas encore le cas chez nous.

La grande pollution, celle qui fait peur, existe surtout en Occident et au Japon. Mais, il faut faire très attention, car l’Europe prend de plus en plus l’habitude de déverser sur le continent ses tonnes de déchets toxiques, transformant celui-ci en dépotoir.

Les pays en bordure des mers sont les plus visés par cette nouvelle politique parce que les paquebots en provenance du Nord, remplis de déchets toxiques, arrivent à déverser leur contenu soit au large de ces pays, soit à l’intérieur de leurs terres après avoir corrompu leurs dirigeants auxquels espèces sonnantes et trébuchantes ont été octroyées.

La pollution figure au nombre des grandes menaces qui planent sur l’humanité à cause de ses conséquences désastreuses dans beaucoup de domaines de la vie. C’est pourquoi dans l’impossibilité d’arrêter le progrès, il faut au moins essayer de le faire aller : en ne négligeant pas les problèmes de pollution qui sont aussi dangereux que les armes de destruction massive.


Facoh Donki Diarra

09 Mai 2008