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Informer la presse nationale sur la situation épidémiologique du choléra qui sévit dans les 5e et 6e régions de notre pays depuis le 16 juillet dernier avec 223 cas et 19 décès enregistrés à ce jour. Telle était la préoccupation essentielle du Centre national d’information d’éducation et de communication pour la santé (CNIEC) en organisant hier une conférence de presse à la Direction nationale de la Santé à M’Tomikorobougou.

Cette conférence de presse s’inscrit dans le cadre de la stratégie de prévention et de riposte contre le choléra qui fait des ravages dans les régions de Mopti et Tombouctou. Le choléra, faut-il le rappeler, est une maladie diarrhéique aiguë, contagieuse dont on peut mourir en quelques heures en l’absence de traitement approprié. Extrêmement virulent, le choléra, qui touche les enfants et les adultes, est provoqué par l’ingestion d’aliments ou d’eau contaminés par le bacille Vibrio cholerae.

La maladie reste à l’échelle mondiale une menace pour la santé publique et c’est un indicateur-clef de l’insuffisance du développement social. Le choléra se manifeste par une forte diarrhée et des vomissements qui, par la suite, deviennent fatals au malade. Sa transmission est étroitement liée à une mauvaise gestion de l’environnement.  » Face à de tel fléau, il est nécessaire de prendre des mesures urgentes pour arrêter la propagation de la maladie  » a laissé entendre le directeur de l’INRSP, professeur Flabou Bougoudougou.

Le conférencier a confié que le premier cas a été détecté le 16 juillet au centre de santé de Sibi. Le patient est originaire du village de Kornou cercle Youwarou. Deux jours plus tard, d’autres cas ont été recensés dans les villages frontaliers. Les services de santé des localités se sont retrouvés, à la date du 25 juillet, avec 223 cas pour les deux régions dont 19 décès. La répartition fait apparaître 144 cas à Mopti avec 11 décès et 79 cas à Tombouctou avec 8 décès.  » Devant une telle situation, nous avons le devoir de renforcer nos dispositifs de surveillance et en matière de médicament mais aussi de prévenir l’opinion pour qu’il n’ y ait pas d’autres cas de contamination  » a laissé entendre le représentant du ministre de la Santé, Mountaga Bouaré.

Le représentant du Directeur national de la Santé, Dr Boubacar Bogoba Diarra, a laissé entendre que les premières mesures prises par sa structure ont consisté à adresser une lettre à tous les centres de santé des localités concernées pour qu’ils prennent des dispositions afin de réduire, voire stopper la contamination.

Le représentant de la Pharmacie populaire du Mali, Dr Cheick Oumar Dembélé, a, quant à lui, souligné que des médicaments ont été acheminés dans chaque centre de santé pour renforcer davantage leurs kits sanitaires. Il a, enfin, précisé que la prise en charge des malades est gratuite jusqu’à la guérison complète.

F.M.T.K

Fatoumata Mah Thiam KONE

27 Juillet 2011.