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La durabilité d’un projet de développement réside dans sa capacité de prise en compte des aspects socio-économiques et environnementaux. Aussi, MEANS-Mali Consulting se préoccupe davantage des questions relatives à ce sujet. D’où l’organisation d’une cérémonie d’information, le mardi 26 Août 2008, à la Maison de la Presse, sur la gestion de l’environnement.

Notre cadre de vie, à savoir l’environnement, mérite d’être protégé et restauré pour la sauvegarde de l’écosystème et le maintien du bien-être. Aussi, pour un développement au sens strict du terme, il faut sans doute un examen approfondi des différents projets et leur impact sur l’homme et son milieu d’existence.

La plupart des pays industrialisés ont déjà adopté un plan d’étude d’impacts, dans leur politique de développement. Les pays en voie de développement doivent relever de nombreux défis liés à la gestion durable des ressources naturelles. Cette gestion est souvent compromise à cause de la pauvreté de la population, la mauvaise gouvernance et des pressions accrues par la mise en œuvre de nombreux projets de développement sur les écosystèmes naturel et artificiel.

Pourtant, en dépit des obstacles rencontrés, bon nombre d’acteurs au développement et d’environnementalistes se mobilisent nuit et jour contre les facteurs dégradants de notre milieu naturel. C’est dans cette approche qu’il faut appréhender l’objet de ce point de presse organisé par MEANS-Mali Consulting, en collaboration avec les structures habilitées en la matière, à savoir la Direction Nationale de la Géologie et des Mines (DNGM), la Direction Nationale de l’Assainissement et du Contrôle des Pollutions et des Nuisances (DNACPN).

Selon son Directeur Général, M. Abdrahamane Coulibaly, MEANS-Mali consulting est un bureau d’étude indépendant se préoccupant des études d’impacts environnementaux et sociaux et de l’environnement minier au Mali. Aussi, le contexte socio-économique actuel suscite en chacun de nous une bonne gestion de notre environnement pour améliorer notre cadre de vie.

C’est dans cette optique que M. Coulibaly a précisé que cette cérémonie vise à sensibiliser et informer les populations et les promoteurs de projets sur les études d’impacts environnementaux et sociaux, et leur application en république du Mali.

Pour ce faire, les thèmes développés pendant la conférence sont, entre autres : l’environnement minier, la description de la situation environnementale dans les mines, les impacts socio-économiques sur les populations riveraines et les perspectives prises par les sociétés minières.

A en croire un des conférenciers, M. Ba Moussa Bagayogo, l’élaboration, la mise en oeuvre, voire l’exécution de tout projet de développement exige une étude d’impacts socio-économique, sanitaire, et environnemental. A cet effet, le Mali a oeuvré à élaborer une loi dans ce domaine, procéder à au moins trois relectures de cette loi, dans le cadre d’assurer le bien-être du peuple.

Aux dires de M. Bagayogo, un projet de
développement durable prend en compte tous les aspects de la vie. Les résultats de l’analyse des bureaux d’étude contribuent à atténuer les effets néfastes de l’installation et de la réalisation du projet.

Lors du débat, les questions portaient surtout sur l’impact d’une société d’exploitation minière sur la santé, le social, une éventuelle augmentation de la part du Mali dans le partage du bénéfice, l’initiative des sociétés minières pour la compensation de la population.

En guisse de réponse, M. Abou Guissé précisera que les mines contribuent pour environ 120 milliards de FCFA à la caisse de l’Etat.

De plus, les démarches sont en cours en faveur de la relecture du Code minier pour une augmentation de la part de notre pays de 30 à 35%. Et MEANS-Mali Consulting, d’ajouter que la main-d’oeuvre locale est prise aussi en compte. Des forages sont installés, et un contrôle périodique de l’eau de la nappeest effectué.

L’étude d’impact environnemental est une nouvelle science qui a droit à la promotion ; car son expertise permet de minimiser le danger environnemental lié à l’aménagement d’infrastructures de développement.

Bakoroba COULIBALY

28 Aout 2008